Contrat d’édition: les pièges à éviter!

Contrat d’édition: les pièges à éviter!

CONTRAT D’ÉDITION: apprenons à détecter et désamorcer quelques pièges. Points de vigilance à observer, en 30 minutes… solutions!

Enjeu de tous les espoirs mais aussi de la négociation ou des pourparlers lorsqu’il ne s’agit pas d’un contrat d’adhésion, le contrat d’édition peut cacher de nombreux “pièges” et faire virer la vie des auteurs au cauchemar. Voici en vidéo quelques points de vigilance à scruter, en 30 minutes… solutions 🙂

Retrouvez la transcription sous la vidéo…

Retrouvez le LIVRE ici!

sur Amazon, le livre est ici

Introduction

  • Avertissement : je ne suis pas avocat spécialiste. Ne vous précipitez pas chez un avocat avant d’analyser et de comprendre par vous-même.
  • Par contre j’ai eu à traiter de nombreux contrats (rédaction, négociation, exécution) et il faut se familiariser avec ce genre de « littérature » particulièrement importante pour votre vie professionnelle
  • Vous pouvez éviter de nombreux pièges ! N’oubliez pas que la liberté contractuelle est un principe général du droit et qu’un contrat se négocie sauf s’il s’agit d’un contrat d’adhésion.
  • La grande illusion : les auteurs ont parfois l’illusion qu’écrire suffit, qu’ensuite on peut déléguer le travail de publication (papier et numérique) à un tiers
  • Ne faut pas se précipiter à signer sans lire, sans tenter de comprendre
  • Le premier conseil que je peux donner : analyser froidement les droits et obligations, voir si leur répartition est équilibrée entre les parties, si elles sont raisonnables (pas abusives, excessives)
  • Apprivoiser le vocabulaire spécifique qui n’est pas compliqué. Faire des recherches du terme sur internet si ce n’est pas clair.
  • Voici donc les points de vigilance que j’aimerais vous soumettre

1. La vue d’ensemble : que va-t-il se passer ?

  • Première phase : en phase précontractuelle, vous êtes en négociation ou en « pourparlers » avant de signer le contrat. Les parties cherchent un accord qui soit positif pendant un temps plus ou moins long, mais raisonnable (2-3 semaines, par exemple)
  • Il faut donc analyser et se préparer à du ping-pong par email ou par fax : on rejette, on amende, on accepte des clauses.
  • C’est là que vous pouvez éviter la plupart des pièges !!
  • Si vous avez affaire à un contrat d’adhésion, vous l’acceptez ou le rejetez en bloc, pas de négociation possible car la maison d’édition vous l’impose (Amazon, par exemple)
  • Deuxième phase : vous signez, vous vous engagez et exécutez les obligations attachées au contrat pour la durée prévue au contrat.
  • Troisième phase : vous sortez du contrat, de façon normale à son échéance ou à l’amiable (attention à la tacite reconduction et à la dénonciation du contrat) ou de façon conflictuelle et à ce moment-là vous activez les clauses de compétence territoriale pour soumettre le litige à l’instance compétente (à éviter).

2. Regarder le contrat sans lire (voir la forme)

  • Est-ce que les clauses sont bien espacées ?
  • Sont-elles numérotées pour pouvoir bien les retrouver ?
  • Y-a-t-il des alinéas qui séparent les phrases de chaque article ?
  • Un contrat mal rédigé et peu clair sera difficile à négocier et à interpréter, d’où les litiges potentiels. Pensez à un « manuel d’utilisation » d’un appareil électroménager : il y a des phases, des cas, un contrat c’est un peu ça.

3. Les grands blocs du contrat

  • Les parties (QUI) : vous, et la maison d’édition en principe
  • L’objet du contrat (QUOI) ≠ la cause (POURQUOI)
  • La durée (QUAND, pour COMBIEN DE TEMPS), l’espace ou le territoire (), notion d’espace-temps
  • Les droits et obligations (COMMENT, « mode d’emploi ») : c’est là où il faudra s’attarder le plus
  • Le droit applicable, la compétence territoriale : important pour les contrats signés hors de France (Italie, Corée) et les produits dérivés éventuels
  • Force majeure : cas d’exonération d’obligations pour les parties.

4. Les parties contrat

  • Vous vous connaissez, vous, mais connaissez-vous l’autre partie ?
  • Faites des recherches sur internet : publications, auteurs, preuve sociale
  • Cherchez des témoignages d’autres auteurs.
  • Au besoin, trouver des bilans et comptes de résultats, si possible.
  • Tout le monde a la présomption d’innocence, et personne n’est parfait, mais vous devez prendre le temps de vous renseigner.
  • Pour répondre à la question : pouvez-vous avoir confiance ?

5. L’objet du contrat

  • Là il s’agit de savoir ce que vous allez faire – concrètement et principalement – avec l’autre partie. Certains des points qui vont suivre peuvent se trouver dans un autre chapitre du contrat, dans la partie « droits et obligations ».
  • Essentiellement : Quels ouvrages ? Combien de livres ? Papier ou numérique ?
  • L’exclusivité: attention ! L’exclusivité doit être clairement inscrite dans un espace-temps ainsi que son objet ! Vous vous dépossédez de l’utilisation de votre œuvre et cela doit avoir une contrepartie ! Attention à « tous les pays », et « sans limitation de durée » à fuir comme la peste !!
  • Démarches légales et référencement: qui s’en occupe ? Vous ? Eux ?
  • Distribution et référencement commercial: attention, ce n’est pas du marketing actif sur les réseaux sociaux ou l’organisation de salons !! Il s’agit principalement de diffuser le livre numérique auprès de plateformes de vente digitale, ce qui est très simple et n’a rien à voir avec une campagne de communication !!
  • Exemplaires de promotion: vérifiez combien. En principe vous n’aurez pas droit au paiement de redevances et n’aurez aucun contrôle…
  • Edition et relecture: sont-ils prévus ou optionnels, à votre charge ? Sinon, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ou pas ?
  • Bon À Tirer: combien peut-on en faire avant d’être facturé/e ?
  • Prix de vente: est-il prévu ? Qui peut et comment le changer en cours d’exécution du contrat ?
  • Redevances de l’auteur: leurs modalités de calcul doivent être clairement stipulées. Il faut qu’un rapport ou un état des ventes vous soit communiqué. Ensuite il vous faudra essayer de contrôler la réalité de ces ventes – autant que faire se peut –  en suivant sur internet les mentions de votre livre (« google alerte »)

6. La durée du contrat

  • Méfiez-vous des contrats à durée indéterminée ! Nous ne sommes pas dans le cadre d’un contrat de travail ou dans une location d’appartement.
  • Il ne faut pas oublier que votre livre est une œuvre originale certes, mais ici c’est avant tout un produit que l’on vend comme du savon ou des carottes.
  • Il faut avoir le courage de se détacher de l’aspect émotionnel attaché à l’œuvre et la considérer comme un bien qui génère des revenus
  • Peut-être vaut-il mieux contracter pendant 2-3 ans pour observer comment le contrat se déroule, et après refaire un contrat ou prolonger le précédent.
  • Résiliation: comment peut-on sortir de ce contrat ? Est-ce que les pénalités sont prévues ? Si oui, on peut budgéter, sinon, c’est beaucoup plus risqué car l’autre partie sera peut-être hostile.
  • Si rien n’est prévu: en général, un préavis de trois mois envoyé par fax, courrier avec accusé de réception est un délai raisonnable accepté par les instances.
  • De manière générale: ne rien stipuler est plus dangereux que de stipuler. Il vaut mieux planifier ce qui va se passer AVANT le contrat que PENDANT le contrat, alors que les litiges sont en train de naître et que les émotions sont fortes…

7. Le droit applicable

  • Il s’agit ici de désigner au préalable l’instance judiciaire ou arbitrale qui aura à connaître des litiges si vous attaquez en justice.
  • Si rien n’est prévu, c’est en principe le tribunal du domicile du défendeur. Donc, où est domicilié l’autre partie ?
  • De manière générale: « Un bon accord vaut mieux qu’un mauvais procès ». Evitez au maximum d’aller en justice, à moins que le préjudice que vous subissiez soit réellement très élevé : il y a des frais, il y a du stress, pendant des années… Est-ce que votre livre en vaut le coup ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux passer à autre chose plutôt que de se pourrir la vie ? Pensez-y. Vraiment.
  • A fortiori, si votre maison d’édition est située à l’étranger ou sur le net : est-ce qu’attaquer en justice a encore un sens ? Allez-vous engager un avocat en Italie, en Corée, aux Etats-Unis ?
  • La meilleure solution reste la prévention, donc la bonne négociation du contrat.
  • Ensuite, il faut être de bonne foi durant le déroulement du contrat et tenter de résoudre les difficultés à chaque fois.

8. Les droits et obligations

  • Nous en avons abordé un certain nombre dans la partie « objet ».
  • Un piège possible est celui de la cession à des tiers de droits attachés à votre livre : extraits, images, produits dérivés. Attention à ce moment-là la maison d’édition peut se substituer à vous et contracter en votre nom, voire même empocher les redevances à votre place !
  • Prévoyez un accord écrit de votre part au cas par cas. C’est une solution non conflictuel qui prouve aussi votre bonne foi : vous êtes prêt/e à analyser, mais n’acceptez pas tout « en bloc ».

Maintenant abordons la partie finale de cette présentation.

9. Conclusions

  • Il est tout à fait possible d’analyser un contrat d’édition / publication au calme avant d’aller consulter un avocat.
  • Vous pouvez en tant qu’auteur réduire énormément les risques et éviter des pièges AVANT de contracter si vous réussissez à éclaircir le plus de points possibles et en restant ouverts et positifs : la méfiance ce n’est pas bon, mais le consentement éclairé doit être votre but.
  • Si vous avez besoin d’aide pour un contrat, une lecture commentée de votre contrat, je propose ce service (voir ma page OlivierRebiere.com/services) pour vous aider à y voir plus clair avant de prendre vos décisions et d’aller voir un avocat qui coûtera bien plus cher. Vous trouverez aussi des témoignages.
  • Merci de votre attention, n’hésitez pas à soumettre vos questions ou remarques sur la communauté FANEL de Google+ ou Facebook J
  • Merci à Nathalie Campeau, Valérie Lieko et Scott Scowcroft pour leurs contributions sur mon profil Patreon.
  • Si vous voulez m’aider à continuer de soutenir la communauté FANEL des Formateurs et Auteurs Numériques EN Ligne avec une petite contribution, rendez-vous sur mon profil de Patreon.com
  • À bientôt 🙂

Le coming out de l’auteur/e – de la plume… à la UNE!

Le coming out de l’auteur/e – de la plume… à la UNE!

DE LA PLUME À LA UNE: pour un/e auteur/e, il est souvent difficile de “sortir du placard” et de se faire connaître. Expériences croisées.

Voici la première émission d’une série co-présentée avec Laure Lapègue. Elle vise à aider les auteur/es à affronter le public, se faire connaître et rencontrer leurs lectrices et lecteurs 🙂

Stéphanie Aten: auteure et scénariste…

Stéphanie est notre première invitée pour cette émission inaugurale où nous parlons d’un aspect fondamental de la vie d’auteur/e, sa “venue au monde” ou son “coming out“. Elle nous parle de façon très naturelle de sa vie d’écrivaine, de scénariste, de son choix d’opter pour un nom de plume. Son choix professionnel est intervenu très tôt dans sa vie et elle n’a jamais cessé d’écrire malgré le peu de soutien de sa famille.

Elle est notamment l’auteure du roman la 3ème guerre que je vous recommande chaleureusement.

Morgane Pinon: son témoignage

Morgane, toute jeune auteure, nous fait l’amitié d’intervenir dans l’émission pour nous confier son expérience. Elle a pu vaincre ses peurs, ses difficultés en français et en orthographe, pour publier quatre livres, notamment son recueil de nouvellesNé de poussière d’étoiles” et mener de front son activité professionnelle dans la chimie. Elle nous parle aussi de son parcours, de l’écriture à quatre mains d’un roman avec un auteur habitant au Maroc.

Une libération

En écoutant cette conversation, vous réaliserez combien la “venue au monde” d’un/e auteur/e peut être psychologiquement difficile. Néanmoins nous convenons tous qu’ô combien libératoire cela peut être. Chacun des intervenants confie son histoire, différente. C’est souvent une épreuve, mais qui vaut le coup d’être vécue!

Maintenant les choses sont désormais plus aisées. Avec l’avènement de l’auto-édition par exemple sur Amazon, on peut offrir très rapidement ses écrits au lectorat. Il n’en reste pas moins qu’être auteur/e est un choix à assumer et qu’il faut parfois faire abstraction de l’opinion des autres… Comme beaucoup de choses dans la vie 🙂

Retrouvez un des livres de Stéphanie Aten:

Gagner de l’argent avec des livres

VIDÉO: Gagner de l’argent, le “Business model” du livre et de la formation numériques Auteurs, formateurs, blogueurs, travailleuses et travailleurs du web, camarades de tous les pays, nous nous demandons tous comment gagner de l’argent sur internet. J’explore avec Cédric Debacq un certain business model… 1. Créer un revenu complémentaire sur le net Cédric Debacq …

PATREON – Merci !

PATREON – Merci !

MERCI - OlivierRebiere.comJe viens de recevoir le premier paiement sur mon compte Patreon et je voudrais remercier mes contributrices et contributeur bienveillants:

Avec Patreon, vous m’aidez à aider les Autres

Les émissions “30 minuteSolutions” ont bien démarré et nous continuons à en améliorer le format. Pendant quelques semaines je continuerai à répondre par écrit aux demandes d’aide technique et marketing avant de reprendre les vidéos 😉

Si vous me soutenez, je pourrai continuer à produire des vidéos et des webinaires pour aider les auteurs et les formateurs francophones.

Si vous aussi, vous voulez m’aider à soutenir l’activité de la communauté des Formateurs & Auteurs Numériques En Ligne, faites un petit tour ici:

Patreon - OlivierRebiere.com

Merci 🙂

Amicalement,

Olivier.

Le COMING OUT de l’auteur/e

Le COMING OUT de l’auteur/e

Voici la bande audio de la première émission “de la plume… à la UNE !” organisée avec ma complice Laure Lapègue où nous accueillons notre invitée spéciale, l’auteure et scénariste Stéphanie Aten.

Le thème de la conversation était “le coming out de l’auteur/e”. Retrouvez aussi l’intervention de Morgane Pinon à la 38ème minute.

Rejoignez la communauté Google+ FANEL, Formateurs et Auteurs Numériques En Ligne 🙂

AUTEURS: la promotion autrement, avec Laure Lapègue

AUTEURS: la promotion autrement, avec Laure Lapègue

La promotion: un casse-tête pour les auteurs!

Les auteurs sont souvent confrontés à la difficulté d’assurer correctement leur promotion. L’ère digitale permet beaucoup plus de flexibilité et de choix. Avec Laure Lapègue, auteure et créatrice d’un site innovant, explorons ces nouveaux moyens 🙂

Dans le cadre de la communauté FANEL des “Formateurs & Auteurs Numériques En Ligne”, j’ai eu le plaisir de converser pendant un peu plus d’une heure avec Laure Lapègue, auteure de quatre romans, dont son dernier polar, “Une Vie Meilleure” qui est excellent.

Laure, ex-cadre du marketing, est passionnée par l’écriture. Elle se livre généreusement en nous expliquant comment elle est “tombée dedans” puis ensuite sa passion pour “propulser” les livres avec son idée originale de marier internet avec les séries télévisées. Sur booknseries.fr des “serial-auteurs” rencontrent des “serial-lecteurs”. Pendant 10 semaines, un roman policier est mis en valeur sur les réseaux sociaux et en lecture auprès des lecteurs.

Laure Lapègue est aussi la cofondatrice du prix du polar auto-édité dont vous pourrez trouver toutes les informations sur le site.

Un article tout à fait instructif pour les auteur(e)s qui recherchent une autre manière d’assurer leur promotion sur internet!

Amicalement,

Olivier

Retrouver l’entretien sur YouTube si vous préférez 🙂

ou encore le podcast pour écouter où vous voulez et quand vous voulez!

blab laure lapegue - promotion auteurs - OlivierRebiere.com

Nouvelle couverture pour “Échec et Mâle”, par Pascale Marie Quiviger

Nouvelle couverture pour “Échec et Mâle”, par Pascale Marie Quiviger

Une nouvelle couverture pour le livre “Échec et Mâle”: services compétitifs pour les auteurs

couverture Echec et Male - Pascale Quiviger - service - OlivierRebiere.com

Nous sommes très heureux de la confiance que nous a accordée Pascale Quiviger, auteure du livre “Échec et Mâle”, et nous l’en remercions.

Il y a une semaine, elle nous a demandé de lui proposer une nouvelle couverture. Elle nous a tout expliqué en vidéoconférence et voici le projet que nous lui avons soumis, qui désormais sera la nouvelle identité de ce très bon ouvrage…

  • Vous êtes auteur(e) et n’avez pas le temps de tout faire?
  • Vous voulez être sûr(e) que le job sera bien fait par de “vraies” personnes comme vous qui connaissent bien votre problématique et à qui vous pouvez parler, tout simplement?
  • Alors confiez-nous une partie de vos tâches!
  • N’hésitez pas à consulter notre page services: professionalisme, efficacité et prix compétitifs!

Merci et à bientôt 🙂

comment réseauter, BLAB replay avec Olivier Jadzinski

comment réseauter, BLAB replay avec Olivier Jadzinski

réseauter simplement: REVOIR la conversation FANEL avec Olivier Jadzinski

J’accueille aujourd’hui Olivier Jadzinski :-) qui nous livre quelques informations et idées utiles sur le thème “comment réseauter”.

Durant cette conversation organisée dans le cadre de la communauté “FANEL” nous explorons avec Olivier les peurs qui nous empêchent d’aller spontanément vers l’autre, “d’oser” entrer en contact tout simplement.

En fait, Olivier nous donne des petites anecdotes toutes simples mais riches d’enseignement pour redécouvrir l’art de l’entregent et ainsi multiplier facilement les opportunités, les prospects et de temps en temps les affaires.

Vous pouvez le retrouver sur ses sites:

Par la suite, Stéphanie intervient pour nous demander de réagir sur l’opportunité d’utiliser “blab” pour créer un lien fort entre un(e) auteur(e) et son lectorat…

Une conversation tout à fait utile que je vous invite à revoir 🙂

Amicalement,

Olivier

PS: écoutez si vous le souhaitez le podcast de la conversation

BLAB replay: Jean-Philippe Touzeau

BLAB replay: Jean-Philippe Touzeau

REVOIR la conversation FANEL avec Jean-Philippe Touzeau

J’accueille aujourd’hui Jean-Philippe Touzeau :-)

Dans ce nouveau “blab”, j’ai eu le bonheur de converser avec Jean-Philippe Touzeau, l’auteur de la série “La Femme sans peur” et de beaucoup d’autres ouvrages.

Jean-Philippe se livre très naturellement et nous explique le cheminement de vie qui l’a amené à vivre dans de nombreux pays, à suivre ses instincts et à se réaliser.

J’ai passé un excellent moment avec lui ainsi que nos nombreux spectateurs alors n’hésitez pas à revoir cette émission 🙂

Voici la conversation à partir de la plate-forme “blab”:

Si vous préférez, vous pouvez en écouter le podcast.

Amicalement,

Olivier

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: la carte mentale “efficace”

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: la carte mentale “efficace”

Fiction: la carte mentale “efficace”

Vous avez maintenant une bonne idée de ce qu’est une carte mentale. Je vais vous présenter la carte mentale “efficace”, celle qui vous permettra de créer facilement votre fiction et que vous pourrez personnaliser si vous le souhaitez.

[expand title=”Voir toute la transcription du podcast…”]

Dans ce cours, je vous donnerai ce qui me semble être une méthode utile pour créer votre fiction. Cette méthode avec la carte mentale est suffisamment souple et versatile pour que vous puissiez l’adapter, la personnaliser à vos propres besoins, une fois que vous l’aurez bien assimilée et comprise.

Voici les étapes à parcourir dans ce cours :

  1. prendre connaissance des 4 axes de développement majeurs de votre fiction et créer une nouvelle carte mentale
  2. créer une carte mentale efficace

Je vous conseille de créer une carte mentale avec quatre axes majeurs de développement de votre fiction.

Il y aura tout d’abord :

  1. les personnages principaux et secondaires avec leurs intrigues et sous-intrigues. Ils sont les acteurs de votre fiction et c’est à travers eux que vos lecteurs vivront toutes les aventures, connaîtront les puissantes émotions que vous aurez concoctées à leur intention
  2. les lieux, les différents décors, pièces, villes ou univers où se dérouleront les aventures de vos personnages. On peut parfois considérer que les lieux sont parfois de véritables personnages, cependant il me semble opportun de bien les séparer : les lieux peuvent être une source considérable d’inspiration pour vous.
  3. les objets, c’est à dire toutes les choses matérielles qui peuvent avoir une importance particulière : l’objet d’une quête, une arme, du mobilier, etc. La définition est suffisamment large pour que vous puissiez y inclure tout ce qui vous semble opportun.
  4. la chronologie, qui préfigurera la structure scénique que nous verrons dans une prochaine section. Cette bulle sera la dernière que vous développerez, avant de passer à la phase suivante de la création de votre fiction.

Comme je vous l’ai recommandé, nous allons travailler ici avec l’application de cartes mentales en ligne qui s’appelle “mindmup”. Vous pouvez en utiliser d’autres bien entendu, mais “mindmup” permet de collaborer en temps réel avec d’autres participants sur votre carte mentale : un ou une amie, un autre auteur, ou un coach littéraire et auteur, comme moi.

Le logo de cette application est une sorte de petite araignée bleue sympathique dont la forme rappelle une carte mentale et la toute nouvelle version, la numéro 2 au moment où je vous parle, est très bien intégrée à Google Drive.

Pour y accéder, ouvrez votre navigateur préféré et tapez l’adresse : mindmup.com

Si c’est la première fois que vous utilisez “mindmup”, choisissez “create a new map”, soit créer une nouvelle carte, en français.

Ensuite, choisissez entre trois options possibles pour sauvegarder votre future carte mentale :

  • d’abord “carte publique en ligne à partager avec le monde” : cette carte sera sauvegardée sur le site mindmup lui-même symbolisé par l’araignée bleue ; ne faites cela que si vous êtes sûr que les informations de votre fiction ne sont pas confidentielles où que vous n’y attachez pas beaucoup d’importance ;
  • carte privée sur Google Drive où vous contrôlez le partage : c’est la solution que je recommande et que j’appliquerai ici. Je n’aborderai pas dans cette formation comment créer un compte gmail mais c’est facile et gratuit. Je vous signale cette option au niveau de la flèche rouge
  • carte privée sur Mindmup, nécessitant un abonnement payant, symbolisé par l’araignée de couleur gris sombre.

Votre choix effectué, voilà ce que vous devez voir en principe : un espace blanc au centre duquel se trouve la première bulle de votre carte mentale, au niveau de la flèche rouge;

Double-cliquez sur la bulle bleue et tapez le titre de votre fiction. Par exemple, je ne sais pas moi, un truc qui jette bien, une histoire galactique, avec de la romance, des rebondissements, des monstres… ah oui, j’ai une idée géniale : “la guerre des étoiles”.

Pas mal, non ? Ça jette, je trouve…

Bien, ensuite donnez un nom à cette carte mentale en éditant le champ tout à fait en haut à gauche, au niveau de la flèche rouge.

Tapez par exemple “Ma fiction”. Cela vous aidera à différencier vos futures cartes mentales pour les dizaines d’oeuvre de fiction que vous allez créer dans les années qui viennent, grâce à cette formation tout à fait remarquable… Bon, je plaisante.

Après cela, commençons à bien nous organiser. Votre carte mentale sera créée par défaut dans la racine de votre répertoire “Google Drive”. Je vous conseille de créer sur Google Drive un dossier pour votre fiction où vous rassemblerez les fichiers nécessaires à la création de votre fiction.

Cliquez sur l’icône dossier, immédiatement à droite du nom de la carte mentale (ici “Ma fiction”). Vous verrez apparaître en anglais la mention “move to folder” qui veut dire “déplacer vers le dossier”.

Une fenêtre apparaît où vous pouvez choisir le dossier de destination de votre carte mentale créée sur “mindmup”.

Au besoin, créez un nouveau dossier sur Google Drive.

Vous voyez que vous pouvez partager ce nouveau type de fichier avec une extension “.mup” avec des collaborateurs, tout comme vous le faites probablement déjà sur Google Drive avec des fichiers texte, tableur, des images ou des vidéos.

Nous allons rajouter quatre bulles filles à la bulle initiale. Pour cela, cliquez gauche sur la bulle centrale pour la sélectionner, puis cliquez droit pour accéder à un menu contextuel.

Cliquez sur “Insert Child” ou insérer bulle fille en français ou plus simplement tapez la touche “INSERT” sur votre clavier.

Je vous recommande d’utiliser les touches du clavier, ce sera plus rapide pour vous.

Une bulle grise nouvelle apparaît sur la droite. Je double clique cette bulle ou j’appuie sur la touche “F2” pour éditer le nom.

Je tape “PERSONNAGES” au pluriel. C’est le premier axe de développement de notre future fiction.

Maintenant je vais changer la couleur de cette bulle. Je vous conseille d’utiliser les couleurs pour les catégoriser entre elles. Je vous proposerai un système pour utiliser les couleurs mais vous êtes libre d’en changer si vous penser les utiliser autrement.

Comme précédemment, je clique droit sur la bulle grise et sélectionne le pot de peinture en haut à gauche du menu contextuel.

Une palette de couleurs très sympa apparaît. Je vais choisir le noir, car je veux des bulles très contrastées.

Voilà, la première des quatre bulles représentant les axes de développement de la fiction apparaît.

Je refais la même chose pour les trois autres bulles, à savoir :

  • lieux
  • objets
  • chronologie

Faites de même, prenez votre temps et revoyez les phases précédentes si vous n’avez pas bien compris, car c’est un peu déroutant la première fois, je sais ce que c’est…

Au bout de quelques minutes, vous devriez obtenir cela. Si les bulles ne sont pas exactement au même endroit, déplacez-les en cliquant gauche sur la bulle que vous voulez déplacer, maintenez le bouton de la souris enfoncé et lâchez la bulle à l’endroit où vous voulez la laisser.

Vous pouvez aussi zoomer ou dézoomer en cliquant alternativement sur les petites loupes que vous voyez en haut sur la barre d’outils, au niveau de ma flèche rouge.

J’ai quelques idées pour mes personnages, mais j’aimerai bien planter le décor des différentes actions car je me sens plus inspiré.

Je vais donc tout simplement inventer des bulles-filles de la bulle “LIEUX”. Apparaissent alors les planètes, l’Etoile Noire…

Essayez vous-même, c’est ultra simple de créer des bulles avec la touche “INSERT”.

Bon, ensuite je commence à détailler mes planètes pour avoir des informations factuelles. En rajoutant des bulles, je génère des idées et si je détecte ensuite des catégories dans ces idées : par exemple la géographie, les types de population, je peux facilement regrouper les bulles en les détachant et en les “greffant” dans de nouvelles bulles-mères pour que ma carte mentale reste lisible tout en grandissant dans toutes les directions.

Par exemple je constate que je peux regrouper “humains” et “androides” dans une catégorie “habitants” de la planète Tatooine.

Je vais donc créer une bulle “HABITANTS” dépendant de la bulle mère Tatooine, ici avec la flèche rouge.

Ensuite, faites attention : je clique gauche sur la bulle “humains” pour la sélectionner et ensuite, tout en maintenant le bouton gauche de la souris enfoncé, je déplace la bulle vers le bas, jusqu’à toucher la bulle destination “HABITANTS” qui à ce moment-là se retrouve activée, entourée de pointillés rouges.

Il faut alors “lâcher” votre bouton gauche de la souris et la bulle “humains” se trouve alors bulle-fille de cette bulle-mère “HABITANTS”. Elle est donc “greffée”.

Même chose pour la bulle “droïdes”.

De la même manière lorsque vous créez votre propre carte mentale et que les idées vont apparaître spontanément, créez des bulles et un peu plus tard organisez-les en greffant des bulles filles sur des bulles mères.

Admettons que maintenant je n’ai plus besoin d’avoir toutes les informations relatives à la Planète Tatooine : je veux les conserver, mais ne plus les voir à l’écran.

Pour cela, rien de plus simple, on peut plier ou déplier une structure arborescente en utilisant un seul bouton.

Alors tout d’abord sélectionnez la bulle “Planète Tatooine” : la bulle apparaît alors entourée de pointillés bleus.

Ensuite cliquez sur le bouton “plier le sous-arbre” que je vous montre avec la flèche rouge. Et hop ! Toutes les sous-bulles disparaissent sous leur bulle-mère : on voit une sorte de “tas de bulles” sous la bulle “Planète Tatooine”.

Vous pouvez alternativement cliquer de nouveau sur le bouton en haut à droite pour “déplier” toute la structure arborescente, l’arbre en quelque sorte.

Bon, après quelque dizaines de minutes d’idées géniales, j’arrive à ça…

J’ai créé en haut une bulle verte qui contient les 20 types d’intrigues que nous avons vues dans un cours précédent et j’ai commencé à travailler les personnages, en leur créant des intrigues et sous-intrigues. J’ai mis une couleur pour chaque intrigue et les bulles successives qui la composent dans le temps

 

Vous voyez déjà je l’espère la puissance de la carte mentale “efficace” avec les 4 axes de développement. Elle vous permet de jeter des idées qui en généreront d’autres. Vous pourrez ensuite les organiser en les greffant, puis les plier ou les déplier à votre guise en fonction de l’aspect particulier de votre carte que vous voudrez étudier ou développer.

Nous n’avons vu que 3 axes de développement ici me direz-vous. Eh bien, vous avez raison, c’est un peu comme les trois mousquetaires, qui étaient quatre en fait. Voyons le quatrième axe de développement, la chronologie, dans le cours suivant… Vous comprendrez pourquoi j’ai délibérément séparé la chronologie du reste 🙂

Vous avez le droit d’aller prendre un café ou une bonne bière aussi, parce que ce cours-là était un peu difficile. Rassurez-vous, le plus difficile est derrière nous maintenant. Ou pas…

Allez, à tout de suite !

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Retrouvez la formation complète: