Contrat d’édition: les pièges à éviter!

Contrat d’édition: les pièges à éviter!

CONTRAT D’ÉDITION: apprenons à détecter et désamorcer quelques pièges. Points de vigilance à observer, en 30 minutes… solutions!

Enjeu de tous les espoirs mais aussi de la négociation ou des pourparlers lorsqu’il ne s’agit pas d’un contrat d’adhésion, le contrat d’édition peut cacher de nombreux “pièges” et faire virer la vie des auteurs au cauchemar. Voici en vidéo quelques points de vigilance à scruter, en 30 minutes… solutions 🙂

Retrouvez la transcription sous la vidéo…

Retrouvez le LIVRE ici!

sur Amazon, le livre est ici

Introduction

  • Avertissement : je ne suis pas avocat spécialiste. Ne vous précipitez pas chez un avocat avant d’analyser et de comprendre par vous-même.
  • Par contre j’ai eu à traiter de nombreux contrats (rédaction, négociation, exécution) et il faut se familiariser avec ce genre de « littérature » particulièrement importante pour votre vie professionnelle
  • Vous pouvez éviter de nombreux pièges ! N’oubliez pas que la liberté contractuelle est un principe général du droit et qu’un contrat se négocie sauf s’il s’agit d’un contrat d’adhésion.
  • La grande illusion : les auteurs ont parfois l’illusion qu’écrire suffit, qu’ensuite on peut déléguer le travail de publication (papier et numérique) à un tiers
  • Ne faut pas se précipiter à signer sans lire, sans tenter de comprendre
  • Le premier conseil que je peux donner : analyser froidement les droits et obligations, voir si leur répartition est équilibrée entre les parties, si elles sont raisonnables (pas abusives, excessives)
  • Apprivoiser le vocabulaire spécifique qui n’est pas compliqué. Faire des recherches du terme sur internet si ce n’est pas clair.
  • Voici donc les points de vigilance que j’aimerais vous soumettre

1. La vue d’ensemble : que va-t-il se passer ?

  • Première phase : en phase précontractuelle, vous êtes en négociation ou en « pourparlers » avant de signer le contrat. Les parties cherchent un accord qui soit positif pendant un temps plus ou moins long, mais raisonnable (2-3 semaines, par exemple)
  • Il faut donc analyser et se préparer à du ping-pong par email ou par fax : on rejette, on amende, on accepte des clauses.
  • C’est là que vous pouvez éviter la plupart des pièges !!
  • Si vous avez affaire à un contrat d’adhésion, vous l’acceptez ou le rejetez en bloc, pas de négociation possible car la maison d’édition vous l’impose (Amazon, par exemple)
  • Deuxième phase : vous signez, vous vous engagez et exécutez les obligations attachées au contrat pour la durée prévue au contrat.
  • Troisième phase : vous sortez du contrat, de façon normale à son échéance ou à l’amiable (attention à la tacite reconduction et à la dénonciation du contrat) ou de façon conflictuelle et à ce moment-là vous activez les clauses de compétence territoriale pour soumettre le litige à l’instance compétente (à éviter).

2. Regarder le contrat sans lire (voir la forme)

  • Est-ce que les clauses sont bien espacées ?
  • Sont-elles numérotées pour pouvoir bien les retrouver ?
  • Y-a-t-il des alinéas qui séparent les phrases de chaque article ?
  • Un contrat mal rédigé et peu clair sera difficile à négocier et à interpréter, d’où les litiges potentiels. Pensez à un « manuel d’utilisation » d’un appareil électroménager : il y a des phases, des cas, un contrat c’est un peu ça.

3. Les grands blocs du contrat

  • Les parties (QUI) : vous, et la maison d’édition en principe
  • L’objet du contrat (QUOI) ≠ la cause (POURQUOI)
  • La durée (QUAND, pour COMBIEN DE TEMPS), l’espace ou le territoire (), notion d’espace-temps
  • Les droits et obligations (COMMENT, « mode d’emploi ») : c’est là où il faudra s’attarder le plus
  • Le droit applicable, la compétence territoriale : important pour les contrats signés hors de France (Italie, Corée) et les produits dérivés éventuels
  • Force majeure : cas d’exonération d’obligations pour les parties.

4. Les parties contrat

  • Vous vous connaissez, vous, mais connaissez-vous l’autre partie ?
  • Faites des recherches sur internet : publications, auteurs, preuve sociale
  • Cherchez des témoignages d’autres auteurs.
  • Au besoin, trouver des bilans et comptes de résultats, si possible.
  • Tout le monde a la présomption d’innocence, et personne n’est parfait, mais vous devez prendre le temps de vous renseigner.
  • Pour répondre à la question : pouvez-vous avoir confiance ?

5. L’objet du contrat

  • Là il s’agit de savoir ce que vous allez faire – concrètement et principalement – avec l’autre partie. Certains des points qui vont suivre peuvent se trouver dans un autre chapitre du contrat, dans la partie « droits et obligations ».
  • Essentiellement : Quels ouvrages ? Combien de livres ? Papier ou numérique ?
  • L’exclusivité: attention ! L’exclusivité doit être clairement inscrite dans un espace-temps ainsi que son objet ! Vous vous dépossédez de l’utilisation de votre œuvre et cela doit avoir une contrepartie ! Attention à « tous les pays », et « sans limitation de durée » à fuir comme la peste !!
  • Démarches légales et référencement: qui s’en occupe ? Vous ? Eux ?
  • Distribution et référencement commercial: attention, ce n’est pas du marketing actif sur les réseaux sociaux ou l’organisation de salons !! Il s’agit principalement de diffuser le livre numérique auprès de plateformes de vente digitale, ce qui est très simple et n’a rien à voir avec une campagne de communication !!
  • Exemplaires de promotion: vérifiez combien. En principe vous n’aurez pas droit au paiement de redevances et n’aurez aucun contrôle…
  • Edition et relecture: sont-ils prévus ou optionnels, à votre charge ? Sinon, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ou pas ?
  • Bon À Tirer: combien peut-on en faire avant d’être facturé/e ?
  • Prix de vente: est-il prévu ? Qui peut et comment le changer en cours d’exécution du contrat ?
  • Redevances de l’auteur: leurs modalités de calcul doivent être clairement stipulées. Il faut qu’un rapport ou un état des ventes vous soit communiqué. Ensuite il vous faudra essayer de contrôler la réalité de ces ventes – autant que faire se peut –  en suivant sur internet les mentions de votre livre (« google alerte »)

6. La durée du contrat

  • Méfiez-vous des contrats à durée indéterminée ! Nous ne sommes pas dans le cadre d’un contrat de travail ou dans une location d’appartement.
  • Il ne faut pas oublier que votre livre est une œuvre originale certes, mais ici c’est avant tout un produit que l’on vend comme du savon ou des carottes.
  • Il faut avoir le courage de se détacher de l’aspect émotionnel attaché à l’œuvre et la considérer comme un bien qui génère des revenus
  • Peut-être vaut-il mieux contracter pendant 2-3 ans pour observer comment le contrat se déroule, et après refaire un contrat ou prolonger le précédent.
  • Résiliation: comment peut-on sortir de ce contrat ? Est-ce que les pénalités sont prévues ? Si oui, on peut budgéter, sinon, c’est beaucoup plus risqué car l’autre partie sera peut-être hostile.
  • Si rien n’est prévu: en général, un préavis de trois mois envoyé par fax, courrier avec accusé de réception est un délai raisonnable accepté par les instances.
  • De manière générale: ne rien stipuler est plus dangereux que de stipuler. Il vaut mieux planifier ce qui va se passer AVANT le contrat que PENDANT le contrat, alors que les litiges sont en train de naître et que les émotions sont fortes…

7. Le droit applicable

  • Il s’agit ici de désigner au préalable l’instance judiciaire ou arbitrale qui aura à connaître des litiges si vous attaquez en justice.
  • Si rien n’est prévu, c’est en principe le tribunal du domicile du défendeur. Donc, où est domicilié l’autre partie ?
  • De manière générale: « Un bon accord vaut mieux qu’un mauvais procès ». Evitez au maximum d’aller en justice, à moins que le préjudice que vous subissiez soit réellement très élevé : il y a des frais, il y a du stress, pendant des années… Est-ce que votre livre en vaut le coup ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux passer à autre chose plutôt que de se pourrir la vie ? Pensez-y. Vraiment.
  • A fortiori, si votre maison d’édition est située à l’étranger ou sur le net : est-ce qu’attaquer en justice a encore un sens ? Allez-vous engager un avocat en Italie, en Corée, aux Etats-Unis ?
  • La meilleure solution reste la prévention, donc la bonne négociation du contrat.
  • Ensuite, il faut être de bonne foi durant le déroulement du contrat et tenter de résoudre les difficultés à chaque fois.

8. Les droits et obligations

  • Nous en avons abordé un certain nombre dans la partie « objet ».
  • Un piège possible est celui de la cession à des tiers de droits attachés à votre livre : extraits, images, produits dérivés. Attention à ce moment-là la maison d’édition peut se substituer à vous et contracter en votre nom, voire même empocher les redevances à votre place !
  • Prévoyez un accord écrit de votre part au cas par cas. C’est une solution non conflictuel qui prouve aussi votre bonne foi : vous êtes prêt/e à analyser, mais n’acceptez pas tout « en bloc ».

Maintenant abordons la partie finale de cette présentation.

9. Conclusions

  • Il est tout à fait possible d’analyser un contrat d’édition / publication au calme avant d’aller consulter un avocat.
  • Vous pouvez en tant qu’auteur réduire énormément les risques et éviter des pièges AVANT de contracter si vous réussissez à éclaircir le plus de points possibles et en restant ouverts et positifs : la méfiance ce n’est pas bon, mais le consentement éclairé doit être votre but.
  • Si vous avez besoin d’aide pour un contrat, une lecture commentée de votre contrat, je propose ce service (voir ma page OlivierRebiere.com/services) pour vous aider à y voir plus clair avant de prendre vos décisions et d’aller voir un avocat qui coûtera bien plus cher. Vous trouverez aussi des témoignages.
  • Merci de votre attention, n’hésitez pas à soumettre vos questions ou remarques sur la communauté FANEL de Google+ ou Facebook J
  • Merci à Nathalie Campeau, Valérie Lieko et Scott Scowcroft pour leurs contributions sur mon profil Patreon.
  • Si vous voulez m’aider à continuer de soutenir la communauté FANEL des Formateurs et Auteurs Numériques EN Ligne avec une petite contribution, rendez-vous sur mon profil de Patreon.com
  • À bientôt 🙂

L’équilibre des choses

L’équilibre des choses

Un roman autobiographique d’Anna Elle Prado sur l’équilibre et la paix intérieure…

L'équilibre des choses - Anna El Prado
Le livre d’Anna est un épisode de vie qui peut représenter un tournant dans l’existence de quiconque… Anna a su profiter du mal qui lui est arrivé pour le transformer non seulement dans une expérience positive, mais aussi et surtout, une occasion pour se connaitre soi-même.

Avancer sur le chemin vers soi-même n’est pas toujours une partie de plaisir… C’est un chemin semé d’embûches, de luttes, quelques fois de défaites comme Anna l’avoue dans son livre, mais aussi avec de belles découvertes, des victoires, des rencontres, du bonheur.

Anna nous raconte son tour du monde et fait voyager le lecteur. Le “hasard” fait que j’avais visité déjà une bonne partie des endroits de son périple, mais cela m’a fait plaisir de les redécouvrir avec les yeux de l’auteure. Anna partage avec nous ses découvertes, ses enseignements, son vécu et son bonheur tout au long de cette année…

Une année passe vite… alors que faisons-nous du restant de notre vie?

Le voyage et la dure épreuve vécue par Anna lui ont permis de trouver quelques clés aux portes du bonheur… Trouver “l équilibre des choses”… Il reste à savoir si cet équilibre trouvé est suffisant pour perdurer…?! Tout comme la question : une année de bonheur est-elle suffisante pour le restant de sa vie ?!…

Je “fais le tour du monde” depuis plus de 23 ans sous différentes formes et je constate qu’il y a toujours de nouveaux pays à découvrir, de belles rencontres à faire, de cultures à connaitre, des choses à apprendre sur le monde, les Autres et aussi soi-même. Le bonheur se compte en instants, mais l’équilibre intérieur se compte avec le temps…

Je pense qu’il n’est pas suffisant de détenir les clés et d’entrouvrir les portes du bonheur pour que celles-ci restent ouvertes…

Anna ne donne pas son avis dessus, alors on attend la suite de son histoire tout en lui souhaitant de garder l’équilibre qu’elle a trouvé ! D’ailleurs où en est-elle après ces six années passées ???

Je vous recommande chaleureusement “L’équilibre des choses” d’Anna Elle Prado. Un livre qui vous fera voyager aussi bien à travers le monde, qu’à l’intérieur de vous-même. Une plume facile à lire, fluide, simple et directe.

Et si vous avez envie de continuer l’exploration, je vous suggère aussi de découvrir la collection “Les chemins vers soi-même “.

Comment enregistrer sa voix facilement

Comment enregistrer sa voix facilement

CONSEILS: enregistrer sa voix facilement n’est pas si… facile!

Rien de plus simple que de transmettre sa voix sur son ordinateur pour la réécouter, me direz-vous? Détrompez-vous, il faut tout de même quelques compétences et du bon matériel – pas trop cher – pour réussir. Petites explications pour enregistrer sa voix facilement.

1. La voix, une compagne de tous les instants

Baby Face - enregistrer sa voir facilement - OlivierRebiere.comMême avant notre naissance, nous sommes entouré/es de voix. De nos proches, de nos parents. La voix est quelque chose qui nous définit précisément et de façon unique alors même que nous n’entendons même pas notre propre voix correctement ; lorsqu’on l’entend enregistrée, on a souvent l’impression d’écouter quelqu’un d’étranger, pas vrai?

Alors quelle est l’utilité d’enregistrer sa voix? Eh bien, comparé à la vidéo, l’audio est plus simple à traiter, à “propulser” sur internet et on peut ainsi établir un degré d’intimité plus élevé avec les auditrices et auditeurs, qui bien souvent sont beaucoup plus focalisés sur le timbre de notre voix et ne sont pas “distraits” par les images. Les podcasts se démocratisent et font partie du quotidien de bon nombre de nos concitoyens. Aux États-Unis, c’est même un mode de vie.

De nombreux auteur/es avec qui j’ai l’occasion de m’entretenir lors de “blabs” cherchent à ainsi à toucher un autre lectorat

2. Articulation et narration

enregistrer sa voix facilement - Bouche Crayon - OlivierRebiere.comLe premier élément pour bien enregistrer sa voix, eh bien, c’est de s’exercer. Il faut apprendre à articuler, à narrer, bref, à bien lire des histoires. Vous savez, les trucs du genre: “Il était une fois…” et qui se finissent par “ils vécurent enfants, et firent beaucoup d’heureux”. Ou l’inverse? En tout cas, c’est mieux comme ça 😉

Vous pourriez commencer par prononcer des virelangues, ces phrases archi-compliquées conçues pour nous muscler les mâchoires et les lèvres.

Mon conseil suivant serait de simplement lire à haute voix des fables de Lafontaine, par exemple. Elles ont le mérite de comprimer toute l’action en peu de lignes, et elles vous aideront ainsi que votre audience car il y a la morale à la fin!

3. Votre “sylo-plume” audio: le micro!

enregistrer sa voix facilement - Samson Meteor mic + iPad - OlivierRebiere.comVotre compagnon inséparable qui vous accompagnera dans tout votre travail sonore est bien entendu le microphone.

Mais pas n’importe lequel. Il vous faut – tenez vous bien – un “microphone cardioïde USB” qui marchera avec votre ordinateur – via un port USB – qu’il soit Linux, Mac ou Windows.

Le problème, c’est qu’il y a pléthore de choix et, à prix équivalent, je prétends qu’il vous faut un design qui vous plaise. Vous l’aurez compris, mon choix s’est porté sur le Samson Meteor, avec son look rétro chromé et sa petite taille (à peine 10 centimètres de haut, les trois pieds une fois repliés vers le haut, comme des pétales protégeant une fleur, trop sympa 😉 ).

Mais il y en a d’autres, bien évidemment: vous pouvez jeter un oeil sur l’Audio Technica AT2020 ou encore, le “must-have” pour les formateurs vidéo en ligne que je fréquente notamment sur Udemy: le Blue Yeti, la crème de la crème des microphones USB…. Vous avez le choix 🙂

4. Comment enregistrer, concrètement?

old mic - enregistrer sa voix facilement - OlivierRebiere.comInutile d’avoir énormément de matériel! Il vous faudra un ordinateur – que vous avez déjà en principe ;-), ou une tablette assez puissante – un micro sympa qui vous plaît et un logiciel gratuit, par exemple Audacity que je vous recommande très chaleureusement. Vraiment!

Ensuite il vous faudra respecter principalement trois phases:

  • préparer la pièce d’enregistrement pour éviter l’écho ou la réverbération, votre principal ennemi ;
  • enregistrer dans de bonnes conditions: parler près de votre micro, écouter / contrôler votre voix avec des écouteurs ;
  • traiter la bande audio (stéréo) pour éliminer le bruit de fond et autres brouillages. Il y a plusieurs méthodes possibles avec Audacity ou d’autres logiciels.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter et lire gratuitement (avec un abonnement Amazon) notre guide pratique Comment créer son livre audio, ou, si vous préférez voir et/ou écouter, notre formation vidéo du même nom 🙂

Voilà, n’oubliez pas de prendre du plaisir à vous enregistrer, car cela vous donnera de l’assurance, de l’autorité, de l’aisance à vous exprimer face à une audience!

Amicalement,

Olivier.

lecture : “L’embarras du choix”- Laure Manel

lecture : “L’embarras du choix”- Laure Manel

LECTURE: L'embarras du choix, Laure Manel - olivierrebiere.com

Une lecture vivante et rafraîchissante

 

Le conseil de lecture de la semaine c’est le deuxième roman de Laure Manel : “L’embarras du choix”.

Même si ce n’est que le second roman de cette auteure, elle a déjà du succès parmi les indés. Son style d’écriture plaît beaucoup : frais, simple et profond à la fois.

La particularité de “L’embarras du choix” est sa construction originale, structurée sur le choix qui va déterminer le restant de la vie de l’héroïne principale. Emma va voir défiler devant ses yeux toutes les conséquences de son choix, à l’église, devant le prêtre.

Les trois scénarios que l’auteure présente à travers les réflexions d’Emma sont réalistes, avec un style rafraîchissant qui ne manque pas d’égrainer quelques vérités de la réalité de chacun d’entre nous… On sent le “vécu” à travers les lignes et tout est enveloppé d’humour ce qui rend la lecture facile.

Le suivi du cheminement que chaque décision prise par Emma entraînerait est bien construit par Laure Manel. Elle arrive à nous faire défiler devant les yeux comme trois pièces de théâtre qui sont bien ancrées dans la réalité qui nous entoure.

L’auteure utilise beaucoup le questionnement pour arriver à illustrer tous les ressentis d’Emma, ses doutes, ses envies, ses émotions.

Une lecture que je vous recommande puisqu’elle pousse forcement le lecteur à se poser des questions sur ses propres choix… Ou non ?!? 😉 Pour ma part, je ne partage pas forcément sa vision un peu pessimiste du mariage… Cela s’explique sans doute parce que je ne ressemble pas à Emma et parce que je n’ai pas eu à me poser des questions sur mon choix. Je savais que c’était le bon 🙂 et je ne fais qu’en avoir la confirmation tous les jours. Il n’empêche que c’est un bon moment de lecture qui élargit la vision et permet de se poser des questions ;-)!

Si l’aventure vous tente et que vous avez envie d’entrer dans la tête d’Emma (expérience charmante pour le lecteur 😉) c’est par ici.

Très bonne lecture !

 

Conseil lecture “Les liens”-Christine Béchar

Conseil lecture “Les liens”-Christine Béchar

LECTURE: Le nouveau roman bouleversant à découvrir de Christine Béchar

conseil de lecture - Christine Béchar - olivierrebiere.com

Un petit conseil de lecture pour la semaine 🙂

Le petit dernier de Christine Béchar est un cocktail d’émotions intenses, de découvertes, de suspense et d’expériences de vie, de rencontres, de passion, de moments dramatiques… La liste pourrait continuer, mais je ne souhaite pas gâcher votre plaisir de découvrir par vous-même.

Géraldine est l’héroïne principale et son histoire bouleversante se révèle au fil des pages et surprend le lecteur. L’intrigue est très bien construite, conforme au style ciselé de Christine Béchar qui arrive à tenir en haleine jusqu’à la dernière page.

…un homme aux moeurs pas très conventionnelles

Loïc, un homme aux mœurs pas très conventionnelles est le deuxième personnage principal dont la personnalité n’est pas très claire au départ, mais qui se dessine au fur et à mesure de la lecture.

Je ne vais pas vous dévoiler l’histoire, mais je peux vous assurer que l’intrigue est passionnante, pleine de rebondissements, avec des personnages émouvants qui surprennent le lecteur.

La lecture de ce livre est très facile et vous allez plonger aisément dans les vies des personnages : certains sont touchants, d’autres suscitent la curiosité, d’autres la tendresse, la compassion, d’autres le mépris… Toute une palette de ressentis, à l’image de l’histoire passionnante que Christine Béchar crayonne au fil des pages.

Je conseille cette lecture non seulement à ceux ou celles qui aiment le style “Béchar”, mais aussi à ceux ou celles qui ne la connaissent pas : c’est une excellente occasion de la découvrir à travers cette lecture passionnante ;-).

Bonne lecture !

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: le “flocon de neige” par Randy Ingermanson

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: le “flocon de neige” par Randy Ingermanson

Fiction: le “flocon de neige” de Randy Ingermanson

J’aimerais vous présenter une méthode alternative particulièrement efficace, celle du “flocon de neige”, inventée par l’auteur américain Randy Ingermanson.

Voir toute la transcription du podcast...

Randy Ingermanson est l’auteur de “Writing fiction for dummies”, en français “Écrire de la fiction pour les nuls”, qui est d’ailleurs un excellentissime bouquin que je vous recommande. On y décortique plusieurs techniques et surtout les différents “profils” d’écrivains car nous ne sommes pas tous égaux devant la création d’une oeuvre de fiction…

Voici pour l’instant les étapes à parcourir dans ce cours :

  1. nous parlerons rapidement de la méthode de la fractale ou du “flocon de neige” développée par Randy Ingermanson
  2. nous ferons une présentation de son logiciel “Snowflake” pour que vous compreniez son utilité éventuelle pour vous et surtout sa puissance pour créer une fiction prenante et une suite de scènes.

Vous trouverez en ressources un lien vers son article en anglais où il expose sa méthode en 10 points.

Allez, on y va !

Si vous observez la nature, vous avez certainement remarqué que certains motifs se répètent, et ce, quel que soit le niveau d’agrandissement d’une photo d’un brocoli romanesco par exemple. Ou d’un coquillage. Ou d’une simple fougère, l’un des plus vieux végétaux peuplant notre planète.

On en trouve un peu partout comme vous le verrez dans ces quelques liens que je vous mets en ressources. C’est étonnant en tout cas ! Les mathématiques ont bien entendu modélisé ce phénomène et on en trouve des applications industrielles dans la fabrication du ciment, par exemple.

En termes simples, la fractale est en fait la répétition à l’infini d’un même motif de base qui se complexifie au fur et à mesure que l’échelle d’observation augmente.

Alors vous me direz, pourquoi ce délire, où va-t-on en venir avec la création d’une oeuvre de fiction, hein ? Je vous vois d’ici ! 🙂

Bon eh bien, nous y arrivons, ne vous inquiétez pas. Encore un peu de patience 🙂

Ce que vous voyez à l’écran, ce ne sont pas les dernières créations de bijoux de la maison Swarowski. Ce sont bel et bien des flocons de neige, grossis plusieurs fois. Vous observez de la même manière ce phénomène de fractale : le motif de base est tout simple, un triangle, mais aboutit à de magnifiques formes complètement naturelles, les cristaux de neige.

Ici, vous voyez comment on peut créer un flocon de neige de plus en plus complexe en ajoutant simplement un triangle dans chacun des côtés de la figure. À chaque étape, la figure se complexifie dans une progression géométrique.

De façon similaire, Randy Ingermanson propose deux axes de développement de la fiction : le synopsis et les personnages.

Il propose de partir “petit et simple” en écrivant son synopsis en UNE phrase (et oui !), de créer des personnages, puis d’augmenter son synopsis à un paragraphe, puis trois, de revenir étoffer la personnalité des personnages qui eux-mêmes densifient le synopsis et l’intrigue principale, etc…

Vous commencez à comprendre, je crois… En fait la construction devient de plus en plus solide, plus riche et complexe, au fur et à mesure que vous ajoutez des “couches” à votre “flocon de neige”, à votre fiction… C’est cela, le secret du flocon de neige 🙂

Alors, faisons une petite démonstration du logiciel “Snowflake” créé par Randy Ingermanson 🙂

Lorsque l’on ouvre le logiciel “Snowflake”, on tombe sur la première page de “Bienvenue” qui explique le concept de fractale que je viens de vous exposer.

On peut voir en haut, au niveau de la flèche rouge, les différents onglets qu’il va falloir parcourir progressivement pour créer la fiction.

La deuxième page, appelée “Start”, ce qui veut dire “démarrer” en français, consiste à fixer les paramètres fondamentaux de votre projet de fiction.

Reprenons le célèbre exemple de “Harry Potter et la pierre philosophale”, que Randy Ingermanson a préparé pour nous, pour mieux comprendre.

On peut donc lire : le titre, le sous-titre du livre, puis le genre (en l’occurrence, Fantasy), le nombre de mots à atteindre (ici 90.000 ce qui est un gros roman), puis la cible. Il est très important en effet de savoir pour qui vous allez écrire. Ici l’auteure J.K. Rowling s’adresse à de jeunes adultes lisant de la Fantasy.

Le troisième onglet, “Author info” vous concerne : vous pouvez y écrire votre nom véritable ou votre nom de plume, vos coordonnées.

Il n’est pas obligatoire de tout renseigner ici, mais cela peut vous être utile si vous voulez générer un synopsis court ou long, ce que vous permet de faire le logiciel “Snowflake”.

C’est au niveau du quatrième onglet, appelé “Step 1” ou première étape, que les choses commencent.

Ici il vous faut résumer votre fiction en UNE SEULE PHRASE, et oui !

Voyons ce que Randy propose ici : “Un magicien de onze ans tente d’arrêter un sorcier maléfique de revenir à la vie”.

Voilà, c’est simple, puissant : pas besoin de noms, il faut vraiment comprimer au maximum pour ne retenir que l’intrigue principale du livre.

Au niveau de la grande flèche verte, en bas, vous pouvez écouter les recommandations en anglais de Randy Ingermanson ou les relire au calme. Elles sont très utiles.

À la deuxième étape, on commence à appliquer la théorie de la fractale et du fameux “flocon de neige”.

Sur la moitié gauche de l’écran votre synopsis en une phrase apparait. Votre travail consiste à développer cette phrase en un long paragraphe. Randy nous propose le résumé suivant :

“Lors de son onzième anniversaire, l’orphelin Harry Potter est invité à quitter sa vie misérable auprès de son oncle et de sa tante pour aller rejoindre une école de sorcières et de magiciens. Harry apprend qu’un magicien maléfique, Lord Voldemort, avait tenté de le tuer lorsqu’il était bébé mais qu’il y avait perdu tous ses pouvoirs. Quand Harry manque de mourir lors d’une partie de Quidditch, il pense que le sinistre professeur Rogue en est responsable. Lorsque Harry est relégué en détention dans la forêt interdite, il surprend l’ombre de quelqu’un en train de boire du sang de licorne, qui est un philtre de vie. Harry réussit à empêcher Rogue de restaurer ses pouvoirs à Voldemort mais doit se confronter à Voldemort lui-même.”

À la troisième étape, on commence à remplir les fiches de personnages avec leurs différentes caractéristiques principales de personnalité, ce qui concerne leur “arc” en fait, que nous avons vu dans une leçon précédente.

Randy nous propose de remplir pour chacun : nom, ambition, but à atteindre dans l’histoire, conflit à résoudre, révélation (c’est à dire ce que découvre le personnage dans l’histoire en question), un résumé en une phrase et, vous l’avez compris, un résumé en un paragraphe.

Il faut à ce stade prendre le temps de créer les personnages, un par un.

Quatrième étape.

Ici on revient à notre premier axe de développement, le synopsis, et on reprend la technique du “flocon de neige”.

À gauche apparaît le paragraphe à développer, et à droite il vous faut écrire de sorte que chaque phrase de gauche devienne un paragraphe, à droite.

Vous commencez donc à bien comprendre cette technique de fractale.

Continuons.

Cinquième étape.

Après avoir bien travaillé sur le synopsis en plusieurs paragraphes, retour aux personnages.

Ici on laisse “parler” chacun de nos héros et héroïnes, en créant un vrai synopsis pour chacun d’entre eux.

Il faut être créatif et laisser les sous-intrigues apparaître : en effet, chacun de vos personnages a un ou plusieurs objectifs, un ou plusieurs obstacles à franchir. C’est très sympa 🙂

Encore une fois, n’hésitez pas à écouter ou lire les conseils de Randy Ingermanson en cliquant les boutons en bas à gauche de l’écran.

À la sixième étape, il vous faut cette fois écrire sur la droite de l’écran un synopsis “long” ou complet qui développe le synopsis d’une page que vous aviez fait précédemment.

Il ne faut pas hésiter à aller rechercher son inspiration auprès des personnages car l’histoire s’appuie sur les aventures des uns et des autres. C’est la phase un peu plus longue de la méthode “flocon de neige”, mais aussi celle qui vous permettra de définir les “unités utiles” de votre fiction, les scènes.

Lors de la septième étape, retour aux personnages : là on affine leurs caractéristiques physiques, tous les détails utiles pour éviter les inadvertances, tels que leur religion, leur opinion politique, leurs vêtements, etc.

C’est un peu fastidieux mais vous plantez le décor de votre fiction et y donnez beaucoup plus de crédibilité;

La huitième étape est semi-automatisée. Le logiciel Snowflake va importer chaque phrase de votre synopsis long et créer une scène correspondante, qui sera numérotée.

Vous pouvez à ce moment-là définir le “Point of View Character”, c’est à dire le personnage qui “verra” la scène en question, celui ou celle par qui vos lecteurs vivront et sentiront tous les événements. C’est là que vous créez la télépathie dont parle Stephen King.

C’est aussi durant cette phase que vous pouvez créer des chapitres : la structure linéaire de votre fiction apparaît sous vos yeux. C’est presque magique !

La neuvième étape consiste à ajouter des notes à chacune de vos scènes pour compléter les informations et détailler votre futur processus d’écriture.

Vous pouvez rajouter ces détails dans la zone blanche signalée par la flèche verte.

C’est à ce niveau-là que vous pouvez utiliser le système de la “structure scénique” que je vous propose dans cette formation 🙂

La toute dernière étape définie par le logiciel “Snowflake” s’appelle la “proposition”.

Elle est extrêmement utile si vous voulez proposer à une maison d’édition votre futur manuscrit AVANT d’en commencer l’écriture : vous pouvez choisir d’imprimer le synopsis long ou court, et les informations que vous voulez y inclure.

Voilà, malgré cette présentation un peu longue, j’espère que vous aurez réalisé la simplicité et surtout la puissance du procédé imaginé par Randy Ingermanson 🙂

Vous pourrez retrouver toutes les références utiles dans les ressources de cette leçon.

Bon, on continue ??

Retrouvez la formation complète: