Comment enregistrer sa voix facilement

Comment enregistrer sa voix facilement

CONSEILS: enregistrer sa voix facilement n’est pas si… facile!

Rien de plus simple que de transmettre sa voix sur son ordinateur pour la réécouter, me direz-vous? Détrompez-vous, il faut tout de même quelques compétences et du bon matériel – pas trop cher – pour réussir. Petites explications pour enregistrer sa voix facilement.

1. La voix, une compagne de tous les instants

Baby Face - enregistrer sa voir facilement - OlivierRebiere.comMême avant notre naissance, nous sommes entouré/es de voix. De nos proches, de nos parents. La voix est quelque chose qui nous définit précisément et de façon unique alors même que nous n’entendons même pas notre propre voix correctement ; lorsqu’on l’entend enregistrée, on a souvent l’impression d’écouter quelqu’un d’étranger, pas vrai?

Alors quelle est l’utilité d’enregistrer sa voix? Eh bien, comparé à la vidéo, l’audio est plus simple à traiter, à “propulser” sur internet et on peut ainsi établir un degré d’intimité plus élevé avec les auditrices et auditeurs, qui bien souvent sont beaucoup plus focalisés sur le timbre de notre voix et ne sont pas “distraits” par les images. Les podcasts se démocratisent et font partie du quotidien de bon nombre de nos concitoyens. Aux États-Unis, c’est même un mode de vie.

De nombreux auteur/es avec qui j’ai l’occasion de m’entretenir lors de “blabs” cherchent à ainsi à toucher un autre lectorat

2. Articulation et narration

enregistrer sa voix facilement - Bouche Crayon - OlivierRebiere.comLe premier élément pour bien enregistrer sa voix, eh bien, c’est de s’exercer. Il faut apprendre à articuler, à narrer, bref, à bien lire des histoires. Vous savez, les trucs du genre: “Il était une fois…” et qui se finissent par “ils vécurent enfants, et firent beaucoup d’heureux”. Ou l’inverse? En tout cas, c’est mieux comme ça 😉

Vous pourriez commencer par prononcer des virelangues, ces phrases archi-compliquées conçues pour nous muscler les mâchoires et les lèvres.

Mon conseil suivant serait de simplement lire à haute voix des fables de Lafontaine, par exemple. Elles ont le mérite de comprimer toute l’action en peu de lignes, et elles vous aideront ainsi que votre audience car il y a la morale à la fin!

3. Votre “sylo-plume” audio: le micro!

enregistrer sa voix facilement - Samson Meteor mic + iPad - OlivierRebiere.comVotre compagnon inséparable qui vous accompagnera dans tout votre travail sonore est bien entendu le microphone.

Mais pas n’importe lequel. Il vous faut – tenez vous bien – un “microphone cardioïde USB” qui marchera avec votre ordinateur – via un port USB – qu’il soit Linux, Mac ou Windows.

Le problème, c’est qu’il y a pléthore de choix et, à prix équivalent, je prétends qu’il vous faut un design qui vous plaise. Vous l’aurez compris, mon choix s’est porté sur le Samson Meteor, avec son look rétro chromé et sa petite taille (à peine 10 centimètres de haut, les trois pieds une fois repliés vers le haut, comme des pétales protégeant une fleur, trop sympa 😉 ).

Mais il y en a d’autres, bien évidemment: vous pouvez jeter un oeil sur l’Audio Technica AT2020 ou encore, le “must-have” pour les formateurs vidéo en ligne que je fréquente notamment sur Udemy: le Blue Yeti, la crème de la crème des microphones USB…. Vous avez le choix 🙂

4. Comment enregistrer, concrètement?

old mic - enregistrer sa voix facilement - OlivierRebiere.comInutile d’avoir énormément de matériel! Il vous faudra un ordinateur – que vous avez déjà en principe ;-), ou une tablette assez puissante – un micro sympa qui vous plaît et un logiciel gratuit, par exemple Audacity que je vous recommande très chaleureusement. Vraiment!

Ensuite il vous faudra respecter principalement trois phases:

  • préparer la pièce d’enregistrement pour éviter l’écho ou la réverbération, votre principal ennemi ;
  • enregistrer dans de bonnes conditions: parler près de votre micro, écouter / contrôler votre voix avec des écouteurs ;
  • traiter la bande audio (stéréo) pour éliminer le bruit de fond et autres brouillages. Il y a plusieurs méthodes possibles avec Audacity ou d’autres logiciels.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter et lire gratuitement (avec un abonnement Amazon) notre guide pratique Comment créer son livre audio, ou, si vous préférez voir et/ou écouter, notre formation vidéo du même nom 🙂

Voilà, n’oubliez pas de prendre du plaisir à vous enregistrer, car cela vous donnera de l’assurance, de l’autorité, de l’aisance à vous exprimer face à une audience!

Amicalement,

Olivier.

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: se fixer des objectifs d’écriture S.M.A.R.T.

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: se fixer des objectifs d’écriture S.M.A.R.T.

Fiction: indicateurs SMART pour écrire avec plaisir et motivation

Maintenant que vous avez terminé la structure scénique de votre fiction, il faut passer à la troisième et dernière phase, la plus agréable, à savoir l’écriture de votre manuscrit. Vous allez vous fixer des objectifs S.M.A.R.T.

[expand title=”Voir toute la transcription du podcast…”]

Avant d’entamer la phase d’écriture, il faut se fixer des objectifs qui soient en adéquation avec vos propres forces actuelles.

Vous ne pourrez progressez dans la fiction que si vous êtes prêt ou prête à commencer doucement avec votre première oeuvre, le temps de trouver vos marques. Ensuite vous irez de plus en plus vite et vous travaillerez bien mieux.

Pour l’instant nous allons d’abord comprendre ce que veut dire l’acronyme S.M.A.R.T.

Ensuite nous appliquerons les principes S.M.A.R.T. à l’écriture de fiction et je vous décrirai le stimulateur graphique qui vous aidera à garder votre motivation au quotidien.

Le mot anglais “smart” veut dire intelligent, futé ou malin en français.

L’acronyme vient du management de projet (et vous avez bien compris que planifier et “exécuter” une fiction en quelque sorte, c’est bien gérer un projet complexe, sur plusieurs semaines ou parfois plusieurs mois).

Un objectif SMART, c’est un objectif qui est : 

  • Spécifique : “écrire une fiction”
  • Mesurable : le nombre de mots écrits à fixer auparavant (ex: 50.000)
  • Acceptable : vous voulez écrire, personne ne vous y oblige !
  • Réaliste : il est tout à fait possible de le faire. Ce n’est pas exagéré et pas difficile à atteindre.
  • Temporellement défini : vous vous fixez une échéance ou un intervalle de temps (ex: 1 mois)

Le stimulateur graphique va vous aider à rester motivé lors de votre effort d’écriture.

Voyons donc comment le créer pour qu’il respecte le principe de l’objectif S.M.A.R.T.

Ne vous inquiétez pas, je vous fournirai un fichier au format tableur qui tracera le stimulateur pour vous, mais je veux simplement vous décrire son fonctionnement.

Qui dit graphique, dit abscisses et ordonnées. Nous allons d’abord créer un axe horizontal du temps, gradué en jours, car vous écrirez tous les jours un peu. Certains jours vous écrirez énormément, vous verrez 🙂

Ensuite nous allons créer un axe vertical des “mots cumulés”, c’est à dire le cumul des mots que vous écrirez au jour le jour.

Maintenant nous allons nous fixer des objectifs : pour l’axe du temps, nous mettrons le nombre de jours au bout duquel nous voulons impérativement terminer notre fiction. Par exemple trente jours.

Nous souhaitons écrire 50.000 mots au final. Notre objectif en rouge se trouvera à l’intersection de ces deux données temporelle (le “T” de SMART et mesurable (le “M” de SMART).

à présent nous allons tracer la courbe de la progression théorique.

Sa pente, c’est à dire le nombre de mots cumulés à écrire par jour, est égale à 50.000/30, soit 1.667 mots / jour.

Lorsque vous commencerez à préparer votre structure scénique durant les premiers jours, vous n’écrirez pas car vous serez en train d’organiser votre fiction. Au bout de quelques jours néanmoins, vous commencerez à écrire quelques scènes et votre courbe de mots écrits, ici en représentée en bleu, commencera à poindre son nez et à se redresser.

Par la suite, vous allez écrire un peu plus tous les jours et à un moment donné, lorsque l’histoire commencera à vous mobiliser, à vous plaire, vous passerez certains jours à écrire beaucoup, beaucoup.

Vous regarderez votre stimulateur une fois par jour, puis plusieurs fois par jour pour voir si votre courbe bleue se redresse bien et au bout d’un moment vous dépasserez la ligne rouge théorique, vous sentirez que vous possédez une bonne technique pour progresser.

Peut-être que vous fatiguerez un peu, vous écrirez moins par jour, mais vous aurez le sentiment d’avoir accompli beaucoup.

En fait, comme vous l’avez compris, vous aurez peut-être atteint votre objectif de mots avant le temps imparti comme on peut le voir avec la ligne en pointillés bleus : tout ce que vous écrirez en plus sera un dépassement de votre objectif de mots.

Je vous ai montré précédemment un scénario où tout se termine bien.

Qu’en est-il si votre stimulateur graphique vous montre plutôt cela, genre “scénario catastrophe” ?

Il est peu probable que vous réussissiez en fait à atteindre votre double objectif de mots dans le temps imparti dans ce cas de figure. Cela veut tout simplement dire que vous vous êtes fixé un objectif non réaliste. Pour l’instant.

Cela ne veut pas dire que vous êtes nul ou quoi que ce soit du genre, ce n’est pas vrai et vous le savez. Simplement, vous avez voulu trop faire trop vite, et le stimulateur vous le montre. Il va vous permettre de vous corriger, donc de progresser, pensez-y, c’est complètement différent comme attitude. Ayez donc la bonne attitude, celle qui permet d’avancer 🙂

Alors vous avez deux options très pragmatiques : soit vous diminuez le nombre de mots à atteindre dans le même nombre de jours, comme ici.

La ligne rouge se baisse et la courbe bleue passe au-dessus. Vous devez écrire beaucoup moins de mots par jour, et votre objectif est définitivement réaliste. Ce n’est pas du tout de la triche, c’est être honnête avec soi-même. Vous devez l’être pour progresser.

Vous obtiendrez donc une fiction beaucoup plus modeste en taille, mais vous ne serez pas frustré et vous fixerez un objectif plus réaliste pour la prochaine fois… Car j’espère bien que vous ne vous arrêterez pas là !

soit vous augmentez le délai pour l’écriture de votre fiction, en vous fixant cette fois un objectif temporel plus réaliste, en l’occurrence plus long. Comme vous le voyez, la courbe bleue s’est contractée, mais comme la ligne rouge va beaucoup plus loin dans le temps avec le même nombre de mots, les deux convergent.

Rappelez-vous bien que dans les deux cas, vous apprendrez beaucoup sur vous-même !

Le stimulateur graphique est là pour vous aider, vous motiver, et comprendre quelles sont vos forces actuelles pour mieux les travailler et les augmenter pour vos futures oeuvres.

Alors s’il vous plaît, considérez tout ce que vous apprendrez sur vous-même grâce au stimulateur graphique et conservez toujours une attitude positive, c’est votre meilleur allié dans l’écriture de votre fiction 🙂

Allez, on continue la formation ?

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Retrouvez la formation complète:

BLAB: Pascale Marie Quiviger, “Échec et Mâle”

BLAB: Pascale Marie Quiviger, “Échec et Mâle”

Voici la bande audio de mon entretien avec Pascale Marie Quiviger, organisé dans le cadre de la communauté Google+ FANEL, Formateurs et Auteurs Numériques En Ligne.

Retrouvez la vidéo ici si vous le souhaitez.

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: les intrigues

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: les intrigues

Fiction: intrigues, sous-intrigues et scènes

On parle souvent de “trame” d’une fiction. En effet, tout comme lorsque l’on fabrique une riche étoffe, il faut utiliser différents “fils”, les entrecroiser, les décorer avec des perles, pour obtenir des motifs complexes et saisissants.

[expand title=”Voir toute la transcription du podcast…”] J’arrête ici la métaphore pour être très concret.
Voici les étapes à parcourir dans ce cours :
votre job d’auteur(e) de fiction : quelle est votre mission ?
comprendre ce qu’est une intrigue et les sous-intrigues
les différents types d’intrigues
les unités “utiles” de la fiction : le paragraphe et la scène
les séquences dans la scène
aide-mémoire, quelques mots et chiffres-clés pour simplifier 🙂

Bienvenue dans le monde sans pitié des auteur(e)s de fiction.
Votre job, que vous avez accepté, consiste à :
créer de puissantes émotions chez vos lecteurs
établir une sorte de télépathie avec chacun de vos lecteurs, comme le dit Stephen King, afin de pouvoir leur permettre de créer dans leur esprit un univers vibrant, plein de rebondissements
en bref, donner du bonheur et, pourquoi pas, délivrer des messages.

Vous êtes donc une personne qui permettra aux autres de s’évader de leur quotidien, de rêver et, pour certains, de changer leur vision du monde et de la vie. Il y a pire comme job, non ?
ce message ne s’autodétruira pas 🙂

Votre principal outil de travail dans la fiction, c’est l’intrigue.
Derrière ce mot, c’est en fait l’histoire principale de votre fiction dont on parle.

Bien entendu, on peut débattre longtemps sur les différentes intrigues d’un même roman, s’il y en a qu’une ou plusieurs, mais pour faire simple dans le cadre de cette formation je dirai que votre fiction doit avoir une intrigue principale et une seule.
Libre à vous de compliquer les choses par la suite 🙂

Voyons donc par différents exemples la différence entre “intrigue” et “sous-intrigues”.

Par exemple, dans le film “Autant en emporte le vent”, l’intrigue est constituée par les aventures de Scarlett O’Hara, une riche sudiste, qui tente de survivre lors de la guerre de sécession aux Etats-Unis, dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

On peut considérer que la toile de fond, le contexte historique, c’est à dire les différents épisodes de la guerre de sécession, constitue elle-même une “intrigue”, mais je pense que c’est compliquer les choses.

En revanche, on peut considérer comme étant une sous-intrigue ce qui arrive à chaque personnage. Par exemple Scarlett verra ses avances repoussées par Ashley Wilkes et tentera de le rendre jaloux dans les bras de l’arriviste Rett Buttler. Lui-même aura différents objectifs à accomplir, autant de sous-intrigues, comme par exemple profiter de la guerre par le commerce, et surtout conquérir Scarlett.

Dans le film la Guerre des Étoiles (le premier sorti en 1977), l’intrigue est principalement constituée par les aventures du jeune Luke Skywalker, sa vie avant l’assassinat de sa famille, son choix de combattre l’Empire et ses aventures extraordinaires jusqu’à la destruction de l’Étoile Noire.

Il y a de nombreuses sous-intrigues : les aventures de Han Solo, le mercenaire de l’espace, qui finalement découvrira qu’il est un homme d’honneur, celle de la Princesse Leia, retenue captive puis délivrée, celle de Dark Vador, etc.

Pour prendre exemple très simple, si je vous dis “le petit chaperon rouge”, vous verrez que ce que vous retiendrez de l’histoire, c’est bien l’intrigue principale : “Une petite fille habillée de rouge rencontre le grand méchant loup sur le chemin vers la maison de sa grand-mère malade”.
C’est cela qui doit vous guider lorsque vous envisagez d’écrire votre fiction : il faut être capable de résumer son intrigue en une seule phrase pour que, tout simplement, elle soit compréhensible par vos futurs lecteurs.

Les sous-intrigues sont principalement attachées à un personnage qui peut donc en avoir plusieurs tout au long de votre fiction, soit en rapport avec d’autres personnages principaux ou secondaires, soit en rapport avec des objectifs à atteindre et des obstacles à dépasser.

Pour créer une fiction captivante, il faut être organisé.
Les intrigues et sous-intrigues sont différentes mais il peut être particulièrement utile de les classer pour savoir un peu sur quoi on va écrire, n’est-ce pas ?
L’écrivain américain Ronald Tobias a proposé une vingtaine de types d’intrigues que je vais évoquer ici. Vous pourrez télécharger un document en ressources recensant dans le détail ces intrigues.

Cette classification a le mérite d’exister et elle vous donne une bonne idée des intrigues et sous-intrigues que vous pouvez créer dans votre fiction. Évidemment certains personnages principaux peuvent avoir plusieurs sous-intrigues : par exemple Roméo tente de vivre son amour interdit avec Juliette avant de connaître une descente aux enfers. Luke Skywalker cherche à assouvir sa vengeance contre l’Empire tout en vivant une romance avec Leia et une métamorphose avec Obi One Kenobi puis maître Yoda…

En tant qu’auteur de fiction, vous êtes à la fois scénariste et écrivain.
Le mot, la phrase et surtout le paragraphe sont les unités utiles de l’écrivain c’est avec l’écriture de ceux-ci que vous vous “battrez” tous les jours lorsque vous aurez élaboré votre structure scénique.

L’unité utile de la partie scénaristique, c’est la “scène”.
Il vous faut imaginer ces scènes qui sont les éléments constitutifs de l’intrigue et des sous-intrigues.

En fait pour faire simple, une intrigue est la suite de scènes successives.

Il est assez difficile définir précisément ce qu’est la “scène” car depuis le théâtre antique jusqu’au derniers numéros de la saga de la “Guerre des Étoiles”, tout a beaucoup évolué.
Mais on peut raisonnablement dire qu’une scène est caractérisée en gros par :
une unité de lieu : il y a un décor, un environnement spécifique dans lequel se déroule l’action ou les actions en cours
une unité de temps réel : l’action qui se déroule sous nos yeux se fait durant un temps réel raisonnable : quelques secondes, quelques minutes. S’il s’agit d’un saut dans le temps de plusieurs heures ou de plusieurs années, on ne peut pas véritablement parler de scène mais de transistion. Attention, un flash-back consistant à se remémorer un événement du passé peut constituer une scène
un nombre constant de personnages principaux. En effet, si l’un des protagonistes vient à quitter le lieu de l’action (ou des actions) qui font l’objet de la scène, par exemple la fuite du méchant, on passe dans une autre scène car l’équilibre des forces précédent est brisé, le contexte a changé même si le décor reste le même.

Pour vous aider à bien comprendre, prenez l’exemple des films ou des séries de télévision : vous verrez apparaître les scènes sous vos yeux lorsqu’un personnage sort ou entre, lorsqu’on change complètement de décor et de personnages. Vous commencez à entrevoir ce que j’appelle la “structure scénique”.

Tout comme un réalisateur qui a du mal, lors d’une scène très complexe, par exemple lors d’une bataille impliquant plusieurs armées, à transcrire les différentes expériences vécues par ses personnages, il faut quelques fois recourir à la séquence, qui est un sous-ensemble de la scène.
La séquence peut être ainsi comparée à un “mouvement de caméra” où l’on zoome sur un autre personnage pour connaître sa situation particulière dans la scène.
Ce peut être aussi un changement de caméra ou d’angle : on se transpose vite dans l’espace ailleurs dans notre scène de bataille pour connaître les plans de l’adversaire.
L’idée est en fait de donner un sentiment d’ubiquité au lecteur, c’est à dire de se trouver à plusieurs endroits à la fois pour connaître les faits et gestes de tous les personnages impliqués dans la scène.
Vous verrez que petit à petit vous commencerez à saisir les différences entre scène et séquences d’une scène.

Alors, pour simplifier les choses je vous propose cet aide-mémoire.
Retenez tout d’abord que votre fiction a une intrigue principale, généralement portée ou subie par le personnage principal.
Les personnages principaux et secondaires auront chacun une ou plusieurs sous-intrigues suivant leurs interactions avec les autres personnages et leurs propres objectifs dans l’histoire.
Une intrigue ou une sous-intrigue est composée d’une suite de scènes successives, du début à la fin de l’histoire, un peu comme un train composé de plusieurs dizaines de wagons.
Une scène comporte 500 mots environ. C’est une grosse moyenne car évidemment il y a des scènes d’une phrase ou de plusieurs pages, mais cela vous permet de vous fixer les idées, surtout lorsque vous devrez estimer votre effort d’écriture comme nous le verrons. Une scène est en général composée de facteurs constants comme le lieu, le temps réel et le nombre de personnages.
Une scène est une somme de séquences, lorsque l’on déplace la caméra de l’esprit du lecteur sur un autre personnage ou un aspect particulier de l’action ou des actions se déroulant dans une même scène.
Un séquence correspond en gros à un paragraphe d’écriture.

Voilà, vous savez maintenant ce qu’est une intrigue, une sous-intrigue, et une scène. Rendez-vous à la prochaine leçon 🙂

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Retrouvez la formation complète:

Coaching brevet & projets: le stage d’Hélita

Coaching brevet & projets: le stage d’Hélita

Bonjour!
Dans le cadre de notre expérience vidéo “coaching brevet & projets” menée au collège de Terreville à Schoelcher en Martinique, nous donnons ajourd’hui la parole à une jeune fille qui va nous relater son stage de classe de troisième qu’elle a effectué dans un EHPAD, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Cet interview a été enregistré le 4 janvier 2016.

le podcast “Facilitation & Création digitale” est sur Stitcher!

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Le podcast des émissions “Facilitation & Création digitale” est accepté par Stitcher

Stitcher-podcast sur OlivierRebiere.comJe suis heureux de vous annoncer que vous pourrez désormais retrouver le podcast des épisodes des diverses émissions “Facilitation & Création digitale” – écrites et produites par votre serviteur 🙂 – sur le célèbre Stitcher.

Après SoundCloud et Apple iTunes, je complète donc un des sommets du fameux “pentagone d’acier” dont je vous avais parlé il y a quelques semaines.

N’oubliez pas de me donner des suggestions si vous voulez et j’en profite pour passer un grand bonjour en Algérie et au Maroc (par ordre alphabétique, attention 😉 où mes étudiant(e)s décryptent les mystères du diagramme de Gantt pour la gestion de projet)!!

Amicalement,

Olivier

mon podcast est sur Apple iTunes!

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Le podcast des émissions “Facilitation & Création digitale” est accepté par Apple iTunes

olivierrebiere.com - iTunes podcast
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Je suis très heureux de vous annoncer que vous pourrez désormais retrouver le podcast des épisodes des diverses émissions “Facilitation & Création digitale” – écrites et produites par votre serviteur 🙂 – sur le célèbre site d’Apple.

Je suis content. Vraiment.

Cela fera “mon petit Noël” comme dirait mon père 😉

Bon, trêve de plaisanterie: si vous voulez m’écouter, eh bien allez sur ce lien.

À très bientôt et merci de votre soutien (Facebook, Google+, Twitter, email, etc.) car j’en ai bien besoin!

Amicalement,

Olivier