Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: la carte mentale

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: la carte mentale

Fiction: la carte mentale

Toute oeuvre de fiction naît par définition dans l’esprit de son auteur(e). Le problème c’est qu’il faut non seulement faire preuve d’imagination, mais aussi structurer sa pensée, l’organiser au niveau global.
C’est ce que fait ce fabuleux outil qu’est la carte mentale.

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Voici les étapes à parcourir dans ce cours :
nous évoquerons tout d’abord l’idée géniale de l’inventeur de la carte mentale, l’anglais Tony Buzan
Je vous ferai ensuite un petit schéma, parce qu’un bon dessin vaut mieux qu’un long discours !
Je vous présenterai des logiciels, des outils de cartes mentales fonctionnant sur ordinateur
et enfin nous verrons quelques utilisations connexes des cartes mentales.

Si je vous dis: « bougie », vous allez penser « flamme », « lumière », « noir », « obscurité ».
Vous allez faire comme ça des associations d’idées car c’est ainsi que le cerveau fonctionne, contrairement à notre écriture linéaire qui s’écrit et se lit de gauche à droite et de haut en bas.
C’est ce qu’un Anglais qui s’appelle Tony Buzan a compris dans les années soixante et a symbolisé dans une infographie que l’on appelle les « mind maps » ou « la carte mentale ».

La carte mentale est l’outil privilégié pour mobiliser sa créativité, vous allez voir.
Admettons que nous souhaitions partir en voyage… ce sera donc notre objectif : nous allons dessiner ou créer une première bulle, au centre de notre feuille de papier ou de notre écran d’ordinateur.

Ensuite, il nous faut choisir une destination possible : deuxième bulle qui part de la bulle du centre, la “bulle-mère”, si vous voulez.

Nous avons plusieurs possibilités pour notre destination : par exemple l’Espagne, le Maroc ou l’Italie.
Ces trois pays sont des destinations possibles, nous allons les “greffer” sur la bulle “Destination”.

Partir en voyage, c’est aussi visiter des sites touristiques intéressants. Créons-donc une autre bulle.

Plusieurs choses peuvent vous intéresser : les sites historiques ou naturels. Notons ces sous-bulles (ou bulles-filles) de la bulle “sites touristiques”.

Nous pouvons compléter les sous-bulles “Histoire” et “Nature” en étant plus spécifiques.
Par exemple, créons des sous-sous-bulles “Monuments religieux”, “Musées” pour l’Histoire, puis “Parcs nationaux” et “Plages”

à ce stade, notre carte mentale devient difficile à lire.
Nous pouvons l’agrémenter par des couleurs pour y voir plus clair.
Nous apprendrons aussi un peu plus loin dans la formation comment utiliser les couleurs pour “classer” les bulles entre elles et les réorganiser.

Partir en voyage, c’est aussi trouver des billets d’avion, définir un budget, etc.
Arrêtons-nous un peu pour considérer notre carte mentale : vous voyez en fait apparaître tous les tenants et aboutissants de votre projet “Partir en voyage” et les idées se développent
de façon concentrique, c’est à dire comme des cercles qui rayonnent à partir du centre , et
de façon arborescente, c’est à dire que les bulles sont subordonnées les unes aux autres en partant du centre : il y a des bulles-mères, des bulles-filles
Le gros avantage de cette méthode, c’est qu’on peut noter ses idées très facilement, au fur et à mesure qu’elles nous viennent à l’esprit, sous forme de bulles. Certaines idées en suscitent d’autres, que nous pouvons noter immédiatement.
L’inconvénient, c’est que cette façon de noter peut vite envahir notre feuille de papier et devenir inexploitable.

C’est pour cela que de nombreux logiciels de carte mentale sur ordinateurs on vu le jour. Avec un ordinateur, il est possible de déplacer les bulles, les couper puis les greffer sur une autre bulle. On peut zoomer, se déplacer dans les quatre directions pour voir certains détails d’une grande carte mentale. L’affichage se régule automatiquement et on y voit toujours clair.
Citons par exemple :
MindMeister, FreeMind, bubbl.us, xMind, MindManager
Il y en a d’autres évidemment. Pour ma part, je vous en recommande deux gratuits que vous retrouverez en ressource :
mindmup.com, que j’utiliserai dans la suite de la formation. Il est nécessaire d’avoir une connexion à internet quand vous l’utilisez mais le gros avantage c’est qu’on peut partager la carte mentale avec d’autres utilisateurs et travailler collaborativement en temps réel.
Freeplane que vous pouvez télécharger et utiliser sur votre ordinateur sans avoir de connexion à internet. Il est souple et pratique.

La carte mentale est un outil très versatile qui a beaucoup d’utilisations :
le brainstorming, ou “tempête de cerveau”, technique qui permet de mobiliser sa créativité rapidement en créant des idées sous forme de bulles. Nous l’avons fait ici et le ferons de nouveau pour notre fiction ;
la structuration de projet : nous le verrons aussi dans cette formation. En effet il est nécessaire d’organiser toutes ses idées afin de pouvoir les mettre en oeuvre dans le cadre d’un projet rationnel et coordonné.
la prise de notes : lors d’une conférence ou d’un cours magistral, on peut noter les idées de l’intervenant
les révisions : on peut réécrire un cours d’histoire ou de géographie de façon nettement plus condensée et créer des images-marqueurs afin de se rappeler certains événéments. Je le fais par exemple avec des collégiens de troisième pour les préparer à passer leur diplôme national du brevet.
créer la structure navigationnelle d’un site internet lorsque les pages et les articles sont tellement nombreux qu’il faut les organiser pour améliorer l’ergonomie et l’expérience de vos visiteurs
la préparation d’un exposé ou d’un discours

Je vous encourage donc à vraiment utiliser ce fabuleux outil qu’est la carte mentale car il vous aidera dans beaucoup de domaines de votre vie professionnelle et personnelle 🙂

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Retrouvez la formation complète:

Première formation publiée sur Udemy.com

http://www.udemy.com/diagramme-gantt/ Bonjour ! Durant ce cours nous allons apprendre ensemble comment réussir n’importe quel projet, en s’organisant, en planifiant, et en mettant tout cela en musique avec un outil simple et terriblement efficace : le diagramme de Gantt, du nom de Henry Gantt, un ingénieur nord-américain du début du XXème siècle. Vous aimez les parcs …

Carte mentale sur “3 minute Solution”: la comprendre et utiliser MindMup

VIDEO: comprendre une carte mentale et utiliser le logiciel gratuit MindMup Une carte mentale, c’est quoi ? Et comment peut-on l’utiliser gratuitement et collaborativement sur internet ? Bonjour, Si je vous dis: “bougie”, vous allez penser “flamme”, “lumière”, “noir”, “obscurité”. Vous allez faire comme ça des associations d’idées car c’est ainsi que le cerveau fonctionne, contrairement …

Devenir papa “facilitateur” #2: papa coach #1!

Devenir papa “facilitateur” #2: papa coach #1!

Vous le savez, vous l’avez vécu, être adolescent(e) est compliqué.

L’adolescence: une période difficile pour nous, et pour nos enfants

En fait, vivre son adolescence fut pour chacun d’entre nous une expérience plus ou moins réussie avec les complexes, les moqueries, la timidité, l’acné, etc. Les jeunes sont sans pitié entre eux car ils n’ont pas encore la notion de limite, de bienséance, de tact. Cela prend du temps et se fait progressivement, et il faut faire face à cette explosion hormonale qui transforme les corps pas aussi vite que les esprits.

La plupart d’entre nous préfère oublier ces moments pénibles, que ce soit volontairement ou inconsciemment : notre esprit a cette formidable capacité à exclure les souffrances de notre mémoire vive, à les transcender afin de n’en retenir que les leçons positives. C’est un mécanisme de survie, de bien-être psychique en quelque sorte : on ne pourrait pas continuer à être créatif, productif, aimant, si l’on se souvenait en permanence de tout, surtout du mauvais. Il faut faire du tri, c’est impératif.

Donc on refoule, mais on n’efface pas.

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Mon fils Marc et moi !

Une révélation

En regardant mon fils, en l’écoutant s’exprimer sur ses relations avec ses camarades de classe, sur ses difficultés à faire aboutir ses projets, à faire ses devoirs, à réussir ses évaluations, certains pans de ma vie à cette époque refont surface, comme exhumés, avec une bouffée de souffrance “ancienne”. J’avais oublié – ou plutôt occulté – certaines difficultés que Marc traverse. Elles étaient enterrées dans mon inconscient, dans un repos artificiel. Et maintenant ces zombies ressortent, exerçant leur pouvoir sur mon garçon, mon “ado”, alors que pour moi ce ne sont plus que des… souvenirs que je peux maîtriser assez facilement, finalement, malgré ce goût légèrement amer de “déjà vu, déjà souffert”.

Pour lui, c’est la réalité quotidienne. PAS des souvenirs : les zombies sont bien là et le “torturent”.

Alors, je dois faire quelque chose. Non ? Après, il sera trop tard, j’aurai raté le train de l’opportunité d’aider mon fils à devenir plus fort psychiquement…

Mais que faire pour être réellement efficace et l’aider vraiment ?

Il y a plus d’un mois, j’écrivais un article qui abordait la façon d’aider mon garçon à tourner des vidéos comme son idole, Norman. Pour cela, je m’étais obligé à penser comme un “facilitateur” de team building.

J’avais établi une sorte de plan d’action séquentiel, avec des étapes, et surtout la volonté de donner à Marc les outils nécessaires à la réalisation de ses ambitions pour qu’il puisse lui-même maîtriser tous les aspects et puisse étendre cette expérience au « management de projet » en général : je pense au jeune adulte qu’il sera bientôt, qui devra mener de front quantité de projets.

En effet, je ne sais que trop bien que pour réaliser ses rêves, il faut être spécifique, concret, persévérant. Il faut savoir rester concentré, monochrone, efficace, tout en ayant la vue d’ensemble. Difficile cependant de distiller cette attitude à un ado qui, comme la majorité d’entre eux, n’a pas encore de vocation ou de passion et donc « papillonne » de fleur en fleur s’il ne réussit pas à aboutir facilement et rapidement sur tel ou tel aspect de sa vie. On appelle cela de la procrastination.

Réussir une fois. Et après ?

Après la publication de mon article, Marc a réussi à produire un troisième film, puis à écrire avec notre aide quelques scripts, à tourner des scènes, à commencer à les monter, mais… patatras ! Le cœur n’y était plus, les films étaient mauvais et je l’ai vu petit à petit s’enfoncer dans une sorte d’apathie, d’inaction, d’auto-lamentation : il noyait ses états d’âme qu’il ne pouvait analyser en passant des heures sur sa console ou en regardant des “walk-through”.

De mon côté j’étais retombé dans le vieux schéma du papa qui gronde, qui sévit. Marc se réfugiait dans son monde virtuel pour ne pas affronter la réalité, moi je me réfugiais dans la routine simple – et débile – du “père fouettard”. Pour ne pas affronter la réalité. Père et fils ex aequo dans l’attitude contre-productive.

Et pourtant, j’aurais dû être conscient de cette suite logique dans la progression de son “projet” : l’engouement, l’excitation du début allait inexorablement s’émousser et il fallait donc travailler sur le véritable problème : la MOTIVATION.

C’est la motivation qui en effet nous permet de mener nos projets à bien. Et la motivation s’entretient, se muscle, s’entraîne. Un peu comme dans un couple pour ce qui concerne les sentiments, la volonté de réussir, l’ambition.

En fait tous ces “problèmes” se ressemblent assez naturellement si on les considère comme des “projets” : il faut réussir à déterminer pour chacun un cercle vertueux de la créativité productive, un véritable “Yin et Yang” dont une couleur serait la création, l’autre le processus. Et puis, faire tourner la roue et alterner les couleurs…

Cette métaphore est bien jolie, mais pour cela il fallait que je modifie légèrement ma façon de penser et surtout d’agir, de “non agir” avec mon fils. Lorsqu’on est habitué à rester confortablement dans une zone de “couleur” que l’on connaît bien, on renonce à tourner la roue du cercle vertueux alors même que cet immobilisme engendre la non créativité, et la souffrance.

Un déclencheur inattendu

Je ne savais pas comment sortir de ce schéma et paradoxalement mon inflexion mentale paternelle est venue d’un livre sur le management de David Allen : “Getting Things Done”, un ouvrage absolument remarquable que j’aurais peut-être l’occasion d’aborder sur ce blog.

L’idée fondamentale de ce bouquin est le sentiment d’étouffement qui peut progressivement prendre possession de notre esprit face à la montagne de tâches à accomplir, de projets à suivre. J’avais ce sentiment depuis un certain temps et je l’avais conscientisé récemment. David Allen propose une méthode que je me suis mis à appliquer en ce qui me concerne car j’adore expérimenter et acquérir de nouvelles connaissances.

J’avais véritablement le sentiment conscient de me noyer dans un verre d’eau, tout en ne sachant pas comment m’en sortir ! Le ridicule de la situation m’énervait encore plus car je suis capable d’organiser les autres, leur apprendre à diviser leur mission en tâches, à utiliser des logiciels pour mieux gérer son temps, être efficace, etc.

Une vraie “suffocation” mentale

Cristina, mon épouse, a heureusement mis un frein sérieux à ma suffocation mentale en me forçant à faire la liste de TOUT ce que j’avais à faire, en m’aidant ensuite à y attribuer des niveaux de priorité, à planifier mes tâches futures grâce à « Google Calendar » (que je lui ai d’ailleurs appris à utiliser il y a quelques années !). C’est étonnant comme on arrive à enseigner aux autres en oubliant de s’appliquer l’enseignement à soi-même… Progressivement, l’oxygène est revenu, tout s’est clarifié, j’ai pu mettre un terme à mon “hyperactivité procrastinatrice” car ce n’était pas le fait de ne rien faire qui m’étouffait, c’était le fait de ne pas pouvoir m’organiser efficacement, de ne pas fermer les “boucles ouvertes”, les projets non finis que mon esprit ne cessait d’analyser en boucle dès lors que j’avais le “dos” de mon conscient tourné.

À bien y réfléchir, elle a adopté à mon égard la même démarche du livre d’Allen sans l’avoir jamais lu !

La lecture du livre “Getting things done” fut donc un “déclencheur” dans ce cas, un moyen de valider ce que Cristina m’avait enseigné parmi les nombreuses compétences qu’elle m’a enseignées et que j’ai trop tendance à occulter car c’est plus facile de s’attribuer à soi-même ou à un tiers (l’auteur d’un bouquin) ce que l’être que vous aimez (ou que vous appréciez particulièrement dans votre travail, par exemple) vous a enseigné, non ? C’est un peu comme ces mauvais souvenirs d’adolescence que l’on enterre inconsciemment.

Ce manque de jugement, d’équité intellectuelle dû à un refus émotionnel inconscient d’accepter la réalité de la provenance d’une aide pourtant bénéfique et importante, constituent pour moi un paradoxe sur lequel chacun d’entre nous doit réfléchir… Car pourtant, tout ce que nous savons provient bien des autres, non ? Pourquoi refuser alors la « maternité » ou la « paternité » selon le cas de tel ou tel bienfait qui nous a été enseigné et se l’attribuer de facto ?

En tout cas, ces réflexions m’amènent à penser que le processus incubatoire de la créativité est long et fastidieux, un peu comme déchiffrer une « mind map » qu’on a du mal à lire en diagonale et les “révélations” n’en sont jamais vraiment, en ce sens qu’elles sont l’ultime étape, la partie immergée de l’iceberg conceptuel en fait…

C’est en comprenant mon propre “étouffement psychique” que j’ai pu ENFIN comprendre que Marc passait aussi par-là : l’école, les ennuis avec les “camarades”, le sentiment de solitude, et surtout le fait de ne plus réussir à publier ses films sur YouTube car il se sentait « nul » provoquaient chez lui l’étouffement qu’il combattait en se réfugiant dans un monde à lui : Zelda, Norman, Cyprien et le reste…

Alors j’ai commencé à élaborer un plan d’action, et cette fois je sentais que je devais moi-même changer d’optique : le problème était plus profond, il fallait que je l’aborde donc plus profondément, que j’arrive à comprendre les mécanismes des peurs de mon ado, à les décortiquer avec lui pour l’aider à se projeter positivement dans l’avenir et, au final, relancer sa machine créative et son estime de soi.

Je commençais à comprendre que je devais devenir un “papa coach”… (à suivre)