Gagner de l’argent avec des livres

VIDÉO: Gagner de l’argent, le “Business model” du livre et de la formation numériques Auteurs, formateurs, blogueurs, travailleuses et travailleurs du web, camarades de tous les pays, nous nous demandons tous comment gagner de l’argent sur internet. J’explore avec Cédric Debacq un certain business model… 1. Créer un revenu complémentaire sur le net Cédric Debacq …

Conseil lecture “Les liens”-Christine Béchar

Conseil lecture “Les liens”-Christine Béchar

LECTURE: Le nouveau roman bouleversant à découvrir de Christine Béchar

conseil de lecture - Christine Béchar - olivierrebiere.com

Un petit conseil de lecture pour la semaine 🙂

Le petit dernier de Christine Béchar est un cocktail d’émotions intenses, de découvertes, de suspense et d’expériences de vie, de rencontres, de passion, de moments dramatiques… La liste pourrait continuer, mais je ne souhaite pas gâcher votre plaisir de découvrir par vous-même.

Géraldine est l’héroïne principale et son histoire bouleversante se révèle au fil des pages et surprend le lecteur. L’intrigue est très bien construite, conforme au style ciselé de Christine Béchar qui arrive à tenir en haleine jusqu’à la dernière page.

…un homme aux moeurs pas très conventionnelles

Loïc, un homme aux mœurs pas très conventionnelles est le deuxième personnage principal dont la personnalité n’est pas très claire au départ, mais qui se dessine au fur et à mesure de la lecture.

Je ne vais pas vous dévoiler l’histoire, mais je peux vous assurer que l’intrigue est passionnante, pleine de rebondissements, avec des personnages émouvants qui surprennent le lecteur.

La lecture de ce livre est très facile et vous allez plonger aisément dans les vies des personnages : certains sont touchants, d’autres suscitent la curiosité, d’autres la tendresse, la compassion, d’autres le mépris… Toute une palette de ressentis, à l’image de l’histoire passionnante que Christine Béchar crayonne au fil des pages.

Je conseille cette lecture non seulement à ceux ou celles qui aiment le style “Béchar”, mais aussi à ceux ou celles qui ne la connaissent pas : c’est une excellente occasion de la découvrir à travers cette lecture passionnante ;-).

Bonne lecture !

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: récapitulatif général

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: récapitulatif général

Fiction: récapitulatif général de la formation

Écrire de la fiction, c’est une vraie aventure. C’est aussi un projet personnel complexe qui s’étale sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Voir toute la transcription du podcast...

Il y a quantité de méthodes qui existent sur le marché et celle que vous venez de suivre dans cette formation vous permettra, j’en suis persuadé, d’écrire votre propre fiction en un mois.

Vous obtiendrez un manuscrit qui certes nécessitera un travail d’édition, mais vous pourrez constater que vous aurez créé vous-même en peu de temps une fiction de qualité.

Le système que je vous ai décrit repose essentiellement sur trois temps, trois phases majeures qui chacun ont leur instrument spécifique, un peu comme un charpentier choisit l’outil spécifique pour une tâche spécifique.

Nous avons vu ainsi :

la carte mentale, qui permet de générer rapidement des idées que l’on note sous forme de bulles concentriques et à structure arborescente. Vous pouvez utiliser quatre axes de développement majeurs pour organiser vos idées : les personnages, les lieux, les objets ou la chronologie. Alternativement, la méthode du “flocon de neige” développée par Randy Ingermanson privilégie le synopsis et les personnages pour axes de developpement de votre fiction. Choisissez celle qui vous convient le mieux.

la structure scénique, qui traduit en quelque sorte sur un tableur votre création “moléculaire” de la carte mentale en une base de données simple et souple, linéaire, qui pose les jalons de votre travail d’écriture et pratiquement tous les paramètres nécessaires.

La structure scénique contient toutes les données factuelles nécessaires pour votre fiction. En principe vous n’aurez plus à revenir à votre carte mentale et compléterez les onglets au fur et à mesure que les détails pertinents de votre univers viendront à votre esprit.

le manuscrit, C’est bien entendu là que s’exercera votre travail d’écriture, stylistique, vos talents de scénariste et de magicien ou magicienne pour créer de puissantes émotions dans l’esprit de vos lecteurs, ce pour quoi ils ont “payé” en quelque sorte.

Vous avez accepté le job de leur donner du bonheur et à mon avis c’est un des plus beaux métiers du monde 🙂

Nous avons vu aussi comment travailler collaborativement sur votre fiction car ce n’est désormais plus une aventure en solitaire. Vous pouvez demander de l’aide à vos amis, à d’autres auteurs ou à un coach littéraire comme moi pour progresser 🙂

Écrire de la fiction, c’est donner du bonheur aux gens, les faire vibrer et quelques fois transformer leur quotidien et leur vie.

C’est un beau métier, une mission que vous vous êtes donnée et pour laquelle je vous félicite.

J’espère que les conseils que j’aurais pu vous donner lors de cette formation vous auront été utiles. J’ai mis beaucoup de mes tripes et de mon expérience dans ces vidéos et j’espère qu’elles vous auront plues. Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à utiliser la zone de discussion d’Udemy pour communiquer avec moi.

Merci encore d’avoir suivi cette formation ! Je vous souhaite tout le génie et l’inspiration possible pour l’écriture de votre fiction en un mois ! Que la muse vous accompagne et soit avec vous 🙂 Et peut-être à bientôt dans d’autres formations !

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: récapitulatif section 2

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: récapitulatif section 2

Fiction: deuxième récapitulatif

Félicitations ! Vous venez de terminer la section consacrée à l’écriture. Comment écrire vite, avec plaisir, tout en stimulant sa motivation au quotidien.
Alors faisons un petit récapitulatif de tout ce que vous avez assimilé durant cette section.

Voir toute la transcription du podcast...

Nous avons d’abord commencé par étudier la “structure scénique”, une base de données simple et souple créée sur Google Sheet qui nous a permis de “traduire” en quelque sorte le résultat de notre créativité “moléculaire” générée sur la carte mentale.

Cette structure scénique remplit deux fonctions :

  • c’est une sorte de plan de vol qui reprend ligne par ligne la suite de vos scènes avec toutes les informations utiles pour savoir ce qu’il vous faut écrire, scène par scène. On y retrouve par exemple le numéro et le titre de la scène, le personnage actif, la description de la scène, son lieu. On sait aussi si la scène est active ou réactive
  • la structure scénique est aussi un journal de bord car on peut y consigner les progrès d’écriture quotidiens

Enfin, on peut utiliser cette base de données pour écrire tous les détails concernant les lieux ou les objets. Sur le même modèle, vous pourrez créer d’autres onglets.

Nous avons ensuite défini des objectifs SMART, un acronyme emprunté au management de projet pour des objectifs Spécifiques, Mesurables, Acceptables, Réalistes et Temporellement définis.

Si vous vous rappelez bien, je vous ai présenté le “stimulateur graphique”, un ensemble de courbe et d’histogrammes qui vous aidera à comprendre votre progression et améliorer votre puissance d’écriture. À mon avis, le stimulateur vous aidera à vous améliorer et à rester motivé. Vous apprendrez beaucoup sur vous-même avec ces petits dessins 🙂

Nous avons vu aussi comment réduire ses objectifs de façon réaliste en cas de “scénario catastrophe”, que ce soit en terme de mots à écrire, ou de délai à respecter. Pour bien écrire de la fiction, il faut être honnête avec soi-même, connaitre ses forces et ses faiblesses pour vraiment prendre du plaisir 🙂

Le plaisir d’écrire était aussi l’objet d’une autre leçon de cette section.

Il ne faut pas avoir peur de se “conditionner” pour bien écrire, un peu comme un athlète qui se concentre et se met en condition avant une épreuve importante. Car écrire est une aventure qui dure des semaines, voire des mois.

Je vous ai conseillé de bien choisir et aménager votre lieu d’écriture. De prendre du temps pour vous et de prévenir votre entourage de votre effort. C’est bien aussi de se préparer une ambiance sonore avec différents genres de musique qui vous stimuleront selon la scène à écrire.

Je vous ai donné quelques trucs et astuces pour modifier votre environnement de travail sur Google Docs. Je pense que c’est important d’avoir un décor qui vous plaise : un sous-main, une couleur ou une texture de papier, même virtuel. Ces détails sont importants pour augmenter votre plaisir au travail.

Nous avons abordé l’écriture jour après jour. L’idée était dans ce cours de voir concrètement comment on peut choisir d’écrire une scène plutôt qu’une autre et suivre ses envies.

Je vous ai parlé du triangle motivationnel créé par Rachel Aaron pour augmenter sa puissance d’écriture. Si vous possédez le savoir, l’enthousiasme, et mesurez le temps passé à écrire vos scènes, vous progresserez et écrirez de plus en plus. Vous serez touché(e) par la grâce certains jours et dépasserez allègrement vos objectifs, comme nous l’avons vu sur le stimulateur graphique 🙂

Acceptez aussi le fait que vous n’êtes pas une machine et qu’il y aura des jours ou vous serez en panne. Alors utilisez ce temps de façon constructive et surtout, ayez une attitude positive. C’est nécessaire pour écrire de la fiction !

Enfin, nous avons parlé du travail collaboratif, la formule magique en quelque sorte pour encore multiplier le résultats de vos efforts dans l’écriture de fiction.

Grâce aux outils que je vous ai présentés : l’excellente application en ligne “mindmup”, “Google Sheet” et “Google Docs”, vous pourrez demander à des amis, d’autres auteurs ou un coach littéraire comme moi de vous aider à dépasser certaines difficultés et à vous améliorer.

Alors, arrêtez de penser que vous êtes seul à écrire, vissé sur votre chaise. Vous pouvez collaborer avec d’autres auteurs comme vous, et ce n’est plus de la science-fiction 🙂

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: le travail collaboratif

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: le travail collaboratif

Fiction: travail collaboratif

Écrire de la fiction est souvent une aventure solitaire. Mais c’est de moins en moins vrai : des événements collectifs comme le Nanowrimo ou des colloques d’auteurs sont autant d’occasions sympas de changer complètement les choses et d’inventer ensemble une belle fiction.
Voyons comment les outils que nous avons vus précédemment peuvent parfaitement s’intégrer dans une vision collaborative de l’écriture de fiction.

Voir toute la transcription du podcast...

C’est vraiment formidable de ne pas être complètement seul lors de l’écriture d’une fiction. Vous pouvez demander à des amis de vous aider à relire, corriger ou éditer. Vous pouvez faire appel à un coach littéraire et auteur comme moi qui connaît vos difficultés et saura faciliter en vous les différents processus et vous faire progresser.

J’affectionne particulièrement ce cours parce que je pense que c’est un peu l’avenir de la fiction. D’ailleurs de nombreuses séries télévisées sont écrites collaborativement par des scénaristes.

Alors nous verrons ensemble comment :

  1. collaborer au niveau de la carte mentale : c’est tout à fait réalisable, et en temps réel, grâce à l’application en ligne “mindmup” dont nous avons abondamment parlé
  2. collaborer au niveau de la structure scénique : en effet cette base de données peut vous sembler un peu aride bien que j’aie essayé de la simplifier au maximum, et vous aurez peut-être besoin d’aide pour organiser un peu les choses
  3. collaborer au niveau du manuscrit. Il me semble que c’est le niveau le plus évident de collaboration : il y a des bétalecteurs, des bétalectrices qui seront sans doute ravis de vous assister dans votre processus d’écriture. Si vous débutez dans la fiction, ce sera un moyen formidable de progresser, croyez-moi 🙂

Je ne cesse de m’étonner devant les prouesses réalisées par les développeurs qui nous permettent vraiment de travailler ensemble et de créer encore mieux. J’en profite pour rendre hommage aux créateurs de “mindmup” qui à mon humble avis font un super boulot.

Je vais vous montrer quelques captures d’écran avec à gauche une session de Google Chrome ouverte sous mon nom, et à droite une autre session ouverte avec une session sous le nom de Cristina, mon épouse et aussi co-instructrice de la présente formation.

Prêts ? Allez, on y va.

Alors voilà, à gauche vous avez bien ma session comme en témoigne mon adresse email au niveau de la flèche rouge.

Sur la moitié de droite nous avons bien la même carte mentale mais cette fois accédée en temps réel par Cristina.

Admettons que Cristina veuille rajouter une bulle à la bulle “OBJETS”.

Elle va taper par exemple “Armures soldats” car en effet les armures blanches des soldats de l’Empire sont tout à fait caractéristiques.

Pendant qu’elle crée et édite cette nouvelle bulle, au niveau de la flèche rouge, à gauche, chez moi, une bulle temporaire apparaît au niveau de la flèche verte.

Ce n’est qu’après avoir validé la création de la nouvelle bulle à droite – voir flèche rouge – soit en tapant sur “ENTRÉE” soit en cliquant ailleurs, que la nouvelle bulle apparaît AUSSI à gauche, dans MA session. Immédiatement, en temps réel.

Ainsi, toutes les opérations d’édition peuvent être réalisées sur votre carte mentale partagée par la personne de votre choix : elle pourra ainsi vous aider à réorganiser, à colorer, à ajouter des informations, etc. Je vous conseille de faire auparavant une sauvegarde sous un autre nom en cas de problème, pour pouvoir récupérer ces données.

Comme vous le voyez, travailler collaborativement avec “mindmup” est possible et c’est vraiment très puissant.

Ici on utilise “Google Sheet”, le tableur en ligne créé par Google et auquel vous pouvez accéder grâce à votre compte gmail.

Vous l’aurez compris, compte-tenu de la renommée de Google en la matière l’expérience collaborative sera donc très riche, je dirais presque même “naturelle”.

Voyons cela avec notre structure scénique, avec encore une fois à gauche une session “Olivier”, et à droite une session “Cristina”.

Comme vous pouvez le voir, sur mon écran de gauche je constate que Cristina accède en ce moment-même au fichier “Google Sheet” car je vois sa photo en clair, au niveau de la flèche verte du haut.

De même à droite, Cristina voit ma photo car je suis aussi en même temps sur ce même fichier. Si vous constater une photo légèrement voilée, comme dans du brouillard, c’est que la ou les personnes avec qui vous avez partagé le fichier “google sheet” y a bien accès, mais n’est pas actuellement en train de travailler dessus.

Admettons que Cristina veuille changer le titre de la scène 2 inititulée “chaos”, au niveau de la deuxième flèche rouge à droite, au milieu. Vous voyez tout de suite à gauche, sur ma session, que la cellule sélectionnée par Cristina est entourée de rose fusshia, la couleur symbolisant Cristina comme on le voit sur la bande colorée sous sa photo miniature à gauche.

De façon similaire à ce que nous avons vu dans le cas de la carte mentale sur l’application “mindmup”, ici Cristina va remplacer le mot “chaos” par “pagaille”, par exemple.

Pendant l’édition par Cristina, à droite au niveau de la flèche rouge, tout se passe normalement alors qu’à gauche, dans ma session, je constate que la cellule est voilée de blanc, au niveau de la flèche verte. Je peux donc en déduire que quelque chose se passe dans cette cellule éditée par Cristina car la cellule est entourée de la couleur rose fuschia.

Et voilà !  De la même manière, dès que Cristina a validé sa modification à droite au niveau de la flèche rouge, soit en tapant “ENTRÉE”, soit en cliquant ailleurs sur la feuille de calcul, le nouveau contenu apparaît presque immédiatement à gauche dans ma session, au niveau de la flèche verte.

C’est presque magique ! En fait vous vous rendrez compte que c’est très rassurant de voir que quelqu’un peut intervenir pour vous aider avec des corrections ou de bonnes idées.

Encore une fois, n’oubliez pas de faire une copie de sauvegarde avec un autre nom pour ne pas tout perdre en cas de problème.

De la même manière, comme vous l’avez compris désormais, examinons comment s’entraider au niveau du manuscrit.

Je vous conseille d’écrire et d’éditer votre manuscrit sur “google docs”. Vous pourrez toujours télécharger votre manuscrit provisoire pour le travailler localement au format que vous désirez : pdf, odt, docx, txt, etc. surtout pour l’édition finale.

“Google docs” est sans doute l’application où vous pourrez collaborer le plus car c’est là où il faut être le plus attentif au style, à l’orthographe, aux répétitions, aux inadvertances, anachronismes, etc. Et, comme le cordonnier est toujours le plus mal chaussé, on a plutôt du mal à s’éditer et se corriger soi-même.

Voyons donc quelques astuces pour vous aider à collaborer efficacement au niveau de votre manuscrit.

Tout d’abord, je vous conseille de bien faire attention au niveau de partage de votre manuscrit.

Sur Google Drive, vous pouvez partager un fichier et choisir le “niveau de partage”. Lorsque vous cliquez sur la petite icône avec le signe “plus” à côté du buste d’un petit personnage, ce qui représente le partage de votre fichier, ici avec la flèche verte, un petite fenêtre s’affiche avec un menu déroulant.

Vous y inscrivez l’adresse gmail de votre ami, partenaire ou coach littéraire, puis choisissez l’option “commentaire” avec la flèche rouge. De cette manière, la personne que vous avez choisie pourra faire des rajouts sur votre document, sans l’éditer pour autant. Vous pouvez même choisir le niveau “lecture” où elle ne pourra faire aucune modification.

Le niveau “modification” offre les même privilèges que les votres.

Encore une fois, je préconise le niveau de partage “commentaire” pour votre manuscrit. Les diapositives qui vont suivre illustrent cet état de fait.

J’ai partagé mon document avec Cristina pour lui demander de corriger mes erreurs et de faire des suggestions sur mon texte.

Voici donc par exemple la situation initiale. Vous êtes habitué maintenant : à gauche ma session avec mon manuscrit et mon décor personnalisé, à droite la session de Cristina et son décor préféré sur Google Docs.

Sur la flèche rouge tout à fait à droite, on observe que Cristina est bien en mode “suggestion” : c’est ce que veut dire la petite icône blanche sur fond vert foncé. La deuxième flèche rouge, légèrement au milieu, montre le curseur de Critina et on peut lire une info-bulle en blanc sur fond vert-foncé : “Mode suggestion activé. En conséquence, tout ce qu’écrira Cristina sur mon texte sera une suggestion, non définitive, que je pourrai approuver ou non.

Observez s’il vous plaît à gauche, au niveau de la flèche verte, le curseur de couleur rose fuschia au tout début du texte. Il m’indique où se trouve actuellement le curseur de Cristina dans sa session à elle ! Je peux ainsi suivre en temps réel SON travail sur MON texte. C’est pas formidable, ça ? Moi je trouve toujours cela génial, même si cela fait désormais partie de mon travail quotidien.

Admettons que Cristina veuille faire une remarque sur mon texte. Elle souhaite commenter le choix du mot “reptile” dans la première phrase. Pour cela, elle sélection le mot “reptile”, ce que je constate sur mon écran, à gauche, et choisit de “commenter”.

Pour commenter, on peut soit faire un “clic droit” puis on sélectionne “commenter” sur le menu contextuel, ou alors on appuie sur CTRL+ALT+M.

Elle écrit son commentaire…

… et après validation, son commentaire apparaît chez moi et je peux y répondre. Elle lira ma réponse et pourra éventuellement y répondre de nouveau, comme sur un tchat, en fait.

Ces commentaires n’apparaissent pas dans le texte, mais sur la marge de droite, sous forme de bulles qui se placent automatiquement. Une fois qu’un commentaire a été solutionné, vous pouvez l’effacer complètement et la bulle correspondante disparaît. Pour effacer un commentaire cliquez sur le bouton bleu “Fermer la discussion” de la bulle de commentaires respective.

Admettons maintenant que Cristina veuille complètement changer une phrase de mon texte pour l’améliorer.

Là elle va écrire DIRECTEMENT sur le texte en “écrasant” le texte précédent, qui cependant ne disparaît pas. Le texte précédent est poussé vers la droite et le nouveau texte que Cristina suggère est mis en évidence par deux lignes horizontales vertes, au-dessus et en-dessous du texte qu’elle suggère. On le voit bien au niveau de la flèche rouge, sur l’écran de droite.

À gauche, sur mon écran, on voit le nouveau texte suggéré apparaître et mon texte est barré.

Si je maximise ma session de travail, voilà ce qui apparaît.

Regardez bien : à droite la bulle de modification suggérée par Cristina apparaît. Je peux y répondre, comme dans le cas précédent, avant quoi que ce soit.

Je peux aussi accepter sa modification, en cliquant sur l’icône “cocher” sur la gauche, ou rejeter sa modification, en cliquant sur l’icône “refuser” sur la droite, avec une croix…

Dans cet exemple j’ai accepté la modification de Cristina, et le manuscrit est donc changé en conséquence. Immédiatement.

Cristina est aussi informée de ma décision, par email.

Voilà comment on peut multiplier sa puissance de travail pour la création et l’écriture de fiction grâce au travail collaboratif 🙂

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: l’écriture, jour après jour

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: l’écriture, jour après jour

Fiction: écrire au jour le jour avec plaisir et motivation

Voyons maintenant comment écrire votre fiction et surtout rester motivé jour après jour.

Voir toute la transcription du podcast...

Rester motivé(e) durant des semaines est sans doute la partie la plus difficile lorsqu’on écrit de la fiction.

Voici les conseils que je vous donne :

  1. écrire les scènes qui vous inspirent. Cela peut paraître peu orthodoxe, mais c’est une bonne solution.
  2. utiliser le “triangle d’écriture” inventé par Rachel Aaron pour démultiplier votre puissance d’écriture
  3. savoir quoi faire en cas de panne
  4. utiliser le “google doc” pour écrire son manuscrit
  5. utiliser les onglets “Journal” et “Stimulateur” sur la structure scénique du fichier “Google Sheet” que nous avons décrit précédemment pour mesurer ses progrès et comprendre les difficultés éventuelles

L’un de vos pires ennemis lorsque vous écrivez de la fiction est, outre la procrastination et le sentiment de faire trop de choses à la fois, l’épuisement psychique. Mais vous pouvez désormais compter sur votre structure scénique : elle est votre plan de vol, vous connaissez les étapes que vous devez parcourir, vous connaissez la destination.

Donc, libre à vous, lorsque vous commencez votre session d’écriture de la journée, d’écrire la ou les scènes qui vous inspirent. Si vous êtes d’humeur ou “dans le mood” comme on dit, vous avez certainement une scène qui vous appelle : une confrontation épique entre votre héros et sa némésis, une scène romantique, ou alors pourquoi pas, une scène de bataille, etc.

Écoutez donc la petite voix qui parle en vous et n’hésitez pas d’écrire la scène numéro 34 avant toutes les autres, si elle vous le fait savoir 🙂 Et, si vous êtes dans un jour de grâce où tout vous réussit, n’hésitez pas à déborder largement votre objectif de la journée pour compenser avec les jours où vous serez moins inspiré(e) 😉

Je vous conseille d’utiliser le triangle motivationnel créé par Rachel Aaron dont je vous donne les références en ressources.

L’idée est en fait, pour développer sa puissance d’écriture, de réunir trois ingrédients :

  • le savoir, c’est à dire savoir ce que vous allez écrire AVANT de l’écrire : utilisez tout simplement les informations de la scène dans votre structure scénique sur la ligne correspondante : vous saurez quel est le personnage principal, le lieu, l’objectif ou encore le choix si la scène est active ou réactive, rien du tout si elle est simplement narrative ou explicative
  • le temps, c’est à dire qu’il vous faut suivre votre productivité pour l’évaluer, ce que vous pourrez faire facilement avec les onglets “Journal” et “Stimulateur” que nous verrons un peu plus loin dans ce même cours
  • l’enthousiasme : soyez motivé(e) par ce que vous allez écrire. C’est important donc de ne pas hésiter à choisir une scène qui vous inspire plutôt qu’une autre. Pensez aux lecteurs qui se délecteront de votre histoire.

Inévitablement, vous serez en panne certains jours. Essayez d’écrire mais ne vous forcez pas au point de vous en dégoûter.

Faites plutôt du travail organisationnel : améliorez votre structure scénique, préparez certaines scènes en complétant les colonnes “actives” ou “réactives”, faites du travail d’édition en corrigeant les fautes d’orthographe, de style ou confiez cela à un ami. Vous pouvez aussi corriger certains passages un peu faibles et les améliorer.

Allez faire un tour, faites du sport, aérez-vous.

Il faut accepter que vous n’êtes pas une machine et que vous aurez des journées moins productives que d’autres. Chacun a ses petits trucs, ses petits plaisirs et vous apprendrez aussi à vous apprivoiser 🙂

Voyons maintenant comment écrire au jour le jour votre manuscrit.

Sur Google Drive, vous pouvez créer un nouveau document “Google Doc” à partir de l’interface que vous ouvrez sur votre navigateur Google Chrome. Si vous ne savez pas comment y accéder, tapez l’adresse suivante : “drive.google.com/drive/my-drive”.

Il faudra vous enregistrer avec votre compte gmail et votre mot de passe. Gardez-les donc à portée de main.

Ensuite, appuyez sur le gros bouton rouge “NOUVEAU”, en haut à gauche.

Choisissez ensuite “google Docs” dans le menu déroulant pour créer un nouveau fichier texte.

Une fois le fichier créé, il apparaît dans un nouvel onglet de votre navigateur Google Chrome. Je vous renvoie au cours “prendre du plaisir à écrire” pour personnaliser votre environnement. Ici j’ai choisi mon décor inspirant avec mon sous-main couleur bordeaux et mon dragon…

Plus prosaïquement, voici quelques trucs que je vous donne pour faciliter votre travail d’écriture jour après jour.

Tout d’abord, avant d’écrire chaque scène, créez une sorte de hashtag avec le numéro de la scène, suivi du titre de la scène. C’est ce que je vous montre au niveau de la flèche verte.

Lorsque vous créez ce petit ajout temporaire dans votre manuscrit, ne mettez pas d’espace et remplacez-les par des traits de soulignement, ceci afin que l’ensemble de ce “super mot composé” ne compte que pour un seul mot en fait. Cela ne faussera pas trop vos statistiques journalières d’écriture.

Il y aura donc autant de petits “hashtags” que vous créerez de scènes, et vous pourrez ainsi facilement naviguer dans votre manuscrit d’une scène à l’autre. Vous effacerez ces petits repères lorsque vous éditerez votre manuscrit final, avant publication sur Amazon ou CreateSpace par exemple : vous pourrez utilement suivre la formation que je propose à ce sujet à un tarif avantageux. Rendez-vous dans la leçon bonus à la fin de cette formation 🙂

Je disais qu’il est utile de naviguer facilement dans un long manuscrit. Si vous formattez vos numéros et noms de scène avec un style “Titre 3” par exemple, il sera aisé de les mettre en évidence et d’y accéder.

Pour cela, sur Google Doc, vous pouvez installer ce que l’on appelle des modules complémentaires : ce sont des petits programmes mis au point par des développeurs indépendants et qui rajoutent des fonctionnalités diverses et variées au programme de base proposé par Google. C’est un peu comme les applications que vous rajoutez à la configuration initiale de votre smartphone Android ou votre iPhone.

Ainsi, utilisez le module complémentaire “Document Navigator” pour vous déplacer facilement entre les chapitres et les scènes de votre fiction. Vous pouvez voir qu’une fois activé, la structure linéaire en chapitres et scènes apparaît sur la droite. Ce sont des liens auxquels on peut accéder en cliquant avec la souris. Simple. Efficace.

Voyons maintenant comme suivre votre progression jour après jour sur votre structure scénique contenue dans une “Google Sheet”.

De retour sur votre Google Sheet contenant la base de données de votre structure scénique que nous avons étudiée lors d’une leçon précédente, vous pouvez accéder à l’onglet “Journal”.

Comme son nom l’indique, c’est là que vous allez noter jour après jour les mots que vous écrivez et à partir duquel sera généré le fameux “stimulateur graphique”.

Les calculs se font semi-automatiquement sur cette feuille de tableur. Vous devrez peut-être modifier quelques cellules, c’est pour cela que je vous expliquerai comment la paramétrer.

Sur ce grossissement, on voit un peut mieux les données que vous pouvez éditer vous-même : la date de début de création de votre fiction (ici le 1er janvier 2016), puis l’objectif en mot (ici 50.000). Vous pouvez écrire aussi le nombre de jours que vous vous fixez  (ici 30) et la date de fin sera calculée.

Ensuite vous inscrivez jour par jour le nombre de mots cumulés dans la colonne écrit. Vous pouvez aussi écrire dans la colonne “infos stimulateurs” des informations qui apparaîtront sur le graphique.

Voyons maintenant ce que ce tableau peut donner visuellement en matière de courbes et d’histogrammes.

Nous voici donc sur l’onglet “Stimulateur”, celui qui va vous permettre de facilement mesurer votre progression et l’atteinte de votre double objectif en terme de temps limite et de mots. On y voit donc en rouge la ligne de votre objectif de mots par jour, compte-tenu de votre objectif global.

En bleu on reconnait le cumul de vos mots écrits par jour. Ne vous inquiétez pas, je ferai un grossissement.

En mauve, j’ai rajouté des histogrammes avec des libellés permettant de connaître facilement le nombre de mots écrits par jour, non cumulés.

En noir on voit des informations temporelles représentées verticalement : ce sont par exemple la fin de vos phases de préparation, vos chapitres, en bref toute information qui vous semble pertinente pour vous aider à bien suivre la progression de votre effort créatif et scriptural.

Voilà donc un agrandissement de cette courbe où l’on voit cette fois clairement les informations pertinentes.

Cerise sur le gateau, une colonne verte s’affichera pour bien symboliser le jour d’aujourd’hui, comme sur cet exemple. Cela vous permettra de visualiser rapidement où vous en êtes d’un point de vue temporel si vous n’avez pas actualisé les données pendant quelques jours.

Voilà donc les différents outils motivationnels, graphiques et visuels qui vous aideront je l’espère à écrire jour après jour en restant motivé 🙂

Passons maintenant à la suite de la formation, si vous le voulez bien.

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: prendre du plaisir à écrire

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: prendre du plaisir à écrire

Fiction: prendre du plaisir à écrire

Pour transmettre des émotions à vos lecteurs, entrer en télépathie avec eux au-delà du temps et de l’espace, il faut que vous preniez du plaisir à écrire pour donner du bonheur.

Voir toute la transcription du podcast...

Prendre du plaisir à écrire, ce doit être votre but, un élément du cercle vertueux qui vous aidera à écrire de la bonne fiction, avec la discipline et la volonté.

Pour cela nous verrons qu’il faut d’abord se mettre dans de bonnes conditions environnementales, puis nous verrons la forme du manuscrit “google doc” proprement dit, sur ordinateur, car cela peut jouer beaucoup sur votre plaisir d’écrire.

Il est important en fait de vous conditionner pour écrire. C’est à dire de réunir des conditions favorables pour vous mettre de bonne humeur, avec l’envie de travailler, de créer.

La première chose, c’est d’avoir un lieu d’écriture privilégié : un endroit calme, un bureau, une chaise confortable, un ordinateur portable, une machine à écrire ou des feuilles et un stylo-plume, comme vous le sentez. Faites-vous plaisir.

Certains d’entre vous pourront écrire dans un café, un restaurant, ou avec d’autres auteurs comme lors d’un atelier d’écriture ou d’un Nanowrimo en novembre de chaque année. Encore une fois, faites-vous plaisir : écrire de la fiction doit être un bonheur pour vous.

Ensuite, il faut vous aménager du temps à vous. Pour écrire. Parlez de votre projet à vos proches et dites-leur que pendant quelques semaines vous vous isolerez au calme pour travailler.

Beaucoup d’auteurs apprécient d’écouter de la musique pendant qu’ils écrivent. Bernard Werber, l’auteur de la trilogie mondialement célèbre des “fourmis” et de beaucoup d’autres romans, nous informe souvent à la fin de son ouvrage des morceaux musicaux qui ont l’ont aidé. Ses goûts sont très éclectiques et sans doute que les votre aussi. C’est parfait !

Vous pourrez donc varier les styles en fonction de la scène ou des scènes que vous voudrez écrire. Par exemple j’ai observé que la musique baroque m’aide beaucoup à écrire des passages narratifs, le disco me stimule pour créer la structure scénique, la musique de film d’aventure m’inspire pour les scènes d’action, etc. Faites aussi des tests et vous verrez que cela vous aidera beaucoup. Vraiment. N’oubliez pas de mettre un casque pour ne pas déranger votre entourage ou vos voisins. De plus, cela vous permettra de vous isoler pour mieux vous concenter.

Si vous n’avez pas encore de compte gmail, je vous recommande d’en créer un. Vous pourrez ensuite facilement créer des documents et les partager sur internet avec certaines personnes que vous aurez choisies.

Ce qui va suivre concerne donc la personnalisation d’un fichier manuscrit “google doc” mais si vous ne souhaitez pas utiliser google doc, vous pouvez tout à fait conserver votre logiciel préféré et vous inspirez des idées qui vont suivre.

Lorsque vous créez un document “google doc”, voilà en principe ce que cela donne : c’est sobre, efficace, mais c’est un peu grisâtre et tristounet. Si vous avez essayé Scrivener, vous savez qu’il y a une possibilité de personnaliser l’environnement en choisissant les couleurs et une image de fond d’écran.

Si l’on accède au menu “Fichier” puis “Configuration de la page”, on peut choisir la couleur de la page, par exemple un jaune paille.

Bon, cela m’inspire un peu mieux, mais j’aimerais un truc qui soit beaucoup plus personnalisé, qui me fasse plus plaisir.

Alors pour cela je vous conseille d’installer sur votre navigateur Google Chrome une petite extension.

Allez sur le “chrome web store” en tapant l’URL https://chrome.google.com/webstore/

puis vous tapez “Stylish” en haut à gauche, au niveau de la flèche verte.

Une fois que l’application s’affiche, celle indiquée par la flèche verte, cliquez le bouton bleu “ADD TO CHROME” et acceptez l’installation sur chrome.

Vous allez ensuite installer un “style” qui vous permettra de personnaliser complètement votre expérience sur Google doc.

Tapez l’URL écrite en rouge : https://userstyles.org/styles/browse/google

Ensuite tapez “Linen” au niveau de la flèche verte.

Choisissez la première instance, celle montrée par la flèche verte, qui s’appelle “Linen Background for Google Docs”.

Ensuite, cliquez sur le bouton que je vous montre grâce à la flèche verte pour installer ce style prédéfini grâce à “Stylish”.

Bon, il est temps de revenir à notre document google doc jaune paille.

Vous allez pouvoir appliquer les styles installés sur votre document en cliquant sur le bouton “Stylish” avec un grand “S”, que je vous montre avec la flèche verte.

Si vous cochez la case “Linen Background for Google Docs”, voilà ce que cela donne.

Pas mal, hein ?

Maintenant, avec un style un peu plus complexe que vous pourrez trouver en ressources…

Là vous pouvez constater que les barres d’outils disparaissent et que le rendu est magnifique, très proche de Scrivener, non ?

La texture du papier est gaufrée et c’est vraiment très joli.

Pour ma part, j’ai personnalisé mon environnement avec un sous-main de couleur Bordeaux, un papier froissé et un Dragon que j’ai dessiné il y a quelques années… Chacun ses goûts 🙂

Alors, maintenant c’est à vous de préparer votre cocon de plaisir pour écrire.

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: se fixer des objectifs d’écriture S.M.A.R.T.

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: se fixer des objectifs d’écriture S.M.A.R.T.

Fiction: indicateurs SMART pour écrire avec plaisir et motivation

Maintenant que vous avez terminé la structure scénique de votre fiction, il faut passer à la troisième et dernière phase, la plus agréable, à savoir l’écriture de votre manuscrit. Vous allez vous fixer des objectifs S.M.A.R.T.

Voir toute la transcription du podcast...

Avant d’entamer la phase d’écriture, il faut se fixer des objectifs qui soient en adéquation avec vos propres forces actuelles.

Vous ne pourrez progressez dans la fiction que si vous êtes prêt ou prête à commencer doucement avec votre première oeuvre, le temps de trouver vos marques. Ensuite vous irez de plus en plus vite et vous travaillerez bien mieux.

Pour l’instant nous allons d’abord comprendre ce que veut dire l’acronyme S.M.A.R.T.

Ensuite nous appliquerons les principes S.M.A.R.T. à l’écriture de fiction et je vous décrirai le stimulateur graphique qui vous aidera à garder votre motivation au quotidien.

Le mot anglais “smart” veut dire intelligent, futé ou malin en français.

L’acronyme vient du management de projet (et vous avez bien compris que planifier et “exécuter” une fiction en quelque sorte, c’est bien gérer un projet complexe, sur plusieurs semaines ou parfois plusieurs mois).

Un objectif SMART, c’est un objectif qui est : 

  • Spécifique : “écrire une fiction”
  • Mesurable : le nombre de mots écrits à fixer auparavant (ex: 50.000)
  • Acceptable : vous voulez écrire, personne ne vous y oblige !
  • Réaliste : il est tout à fait possible de le faire. Ce n’est pas exagéré et pas difficile à atteindre.
  • Temporellement défini : vous vous fixez une échéance ou un intervalle de temps (ex: 1 mois)

Le stimulateur graphique va vous aider à rester motivé lors de votre effort d’écriture.

Voyons donc comment le créer pour qu’il respecte le principe de l’objectif S.M.A.R.T.

Ne vous inquiétez pas, je vous fournirai un fichier au format tableur qui tracera le stimulateur pour vous, mais je veux simplement vous décrire son fonctionnement.

Qui dit graphique, dit abscisses et ordonnées. Nous allons d’abord créer un axe horizontal du temps, gradué en jours, car vous écrirez tous les jours un peu. Certains jours vous écrirez énormément, vous verrez 🙂

Ensuite nous allons créer un axe vertical des “mots cumulés”, c’est à dire le cumul des mots que vous écrirez au jour le jour.

Maintenant nous allons nous fixer des objectifs : pour l’axe du temps, nous mettrons le nombre de jours au bout duquel nous voulons impérativement terminer notre fiction. Par exemple trente jours.

Nous souhaitons écrire 50.000 mots au final. Notre objectif en rouge se trouvera à l’intersection de ces deux données temporelle (le “T” de SMART et mesurable (le “M” de SMART).

à présent nous allons tracer la courbe de la progression théorique.

Sa pente, c’est à dire le nombre de mots cumulés à écrire par jour, est égale à 50.000/30, soit 1.667 mots / jour.

Lorsque vous commencerez à préparer votre structure scénique durant les premiers jours, vous n’écrirez pas car vous serez en train d’organiser votre fiction. Au bout de quelques jours néanmoins, vous commencerez à écrire quelques scènes et votre courbe de mots écrits, ici en représentée en bleu, commencera à poindre son nez et à se redresser.

Par la suite, vous allez écrire un peu plus tous les jours et à un moment donné, lorsque l’histoire commencera à vous mobiliser, à vous plaire, vous passerez certains jours à écrire beaucoup, beaucoup.

Vous regarderez votre stimulateur une fois par jour, puis plusieurs fois par jour pour voir si votre courbe bleue se redresse bien et au bout d’un moment vous dépasserez la ligne rouge théorique, vous sentirez que vous possédez une bonne technique pour progresser.

Peut-être que vous fatiguerez un peu, vous écrirez moins par jour, mais vous aurez le sentiment d’avoir accompli beaucoup.

En fait, comme vous l’avez compris, vous aurez peut-être atteint votre objectif de mots avant le temps imparti comme on peut le voir avec la ligne en pointillés bleus : tout ce que vous écrirez en plus sera un dépassement de votre objectif de mots.

Je vous ai montré précédemment un scénario où tout se termine bien.

Qu’en est-il si votre stimulateur graphique vous montre plutôt cela, genre “scénario catastrophe” ?

Il est peu probable que vous réussissiez en fait à atteindre votre double objectif de mots dans le temps imparti dans ce cas de figure. Cela veut tout simplement dire que vous vous êtes fixé un objectif non réaliste. Pour l’instant.

Cela ne veut pas dire que vous êtes nul ou quoi que ce soit du genre, ce n’est pas vrai et vous le savez. Simplement, vous avez voulu trop faire trop vite, et le stimulateur vous le montre. Il va vous permettre de vous corriger, donc de progresser, pensez-y, c’est complètement différent comme attitude. Ayez donc la bonne attitude, celle qui permet d’avancer 🙂

Alors vous avez deux options très pragmatiques : soit vous diminuez le nombre de mots à atteindre dans le même nombre de jours, comme ici.

La ligne rouge se baisse et la courbe bleue passe au-dessus. Vous devez écrire beaucoup moins de mots par jour, et votre objectif est définitivement réaliste. Ce n’est pas du tout de la triche, c’est être honnête avec soi-même. Vous devez l’être pour progresser.

Vous obtiendrez donc une fiction beaucoup plus modeste en taille, mais vous ne serez pas frustré et vous fixerez un objectif plus réaliste pour la prochaine fois… Car j’espère bien que vous ne vous arrêterez pas là !

soit vous augmentez le délai pour l’écriture de votre fiction, en vous fixant cette fois un objectif temporel plus réaliste, en l’occurrence plus long. Comme vous le voyez, la courbe bleue s’est contractée, mais comme la ligne rouge va beaucoup plus loin dans le temps avec le même nombre de mots, les deux convergent.

Rappelez-vous bien que dans les deux cas, vous apprendrez beaucoup sur vous-même !

Le stimulateur graphique est là pour vous aider, vous motiver, et comprendre quelles sont vos forces actuelles pour mieux les travailler et les augmenter pour vos futures oeuvres.

Alors s’il vous plaît, considérez tout ce que vous apprendrez sur vous-même grâce au stimulateur graphique et conservez toujours une attitude positive, c’est votre meilleur allié dans l’écriture de votre fiction 🙂

Allez, on continue la formation ?

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: la structure scénique, une base de données simple et souple

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: la structure scénique, une base de données simple et souple

Fiction: la structure scénique

Nous avons vu dans la section précédente comment générer une suite de scènes pour notre fiction, que ce soit avec la carte mentale efficace et la bulle “chronologie”, ou la méthode alternative du “flocon de neige” inventée par Randy Ingermanson. Choisissez celle qui vous convient le mieux 🙂
L’idée maintenant est en fait de passer de la phase créative à une étape plus organisationnelle et linéaire qui vous permettra d’écrire votre fiction plus vite, plus facilement, et donc avec plus de plaisir 🙂

Voyons maintenant la création de la structure scénique, une base de données simple et souple.

Voir toute la transcription du podcast...

Il nous faut ici faire un effort d’organisation, de structuration de notre création. Pour cela, posons nous d’abord la question :

  1. pourquoi une base de données ?
  2. ensuite, choisissons un système simple et collaboratif pour cette base de données
  3. comment retranscrire les informations de notre fiction sur la structure scénique

On peut légitimement se demander pourquoi faudrait-il considérer une oeuvre de fiction comme étant avant tout une base de données.

Eh bien si l’on considère tout simplement que vous allez travailler plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à créer et gérer des informations, les organiser, vous y référer continuellement pour vous rappeler certains détails que vous aurez décrit au chapitre 3 pour en parler au chapitre 21, vous allez en fait gérer un projet complexe.

Un projet essentiellement basé sur des informations.

Un autre aspect à considérer, c’est que cette base de donnée doit être une sorte de “plan de vol” avec les grandes étapes qui vont nous permettre d’arriver à destination, de parcourir le territoire de la fiction que nous avons défini, mais aussi une sorte de “journal de bord” pour consigner la progression, les étapes et aussi les changements dans le plan de vol s’il faut changer de cap à un moment donné dans l’écriture de notre fiction.

Vous comprendrez donc que, simplement, après avoir réfléchi au calme à cette question et énuméré les considérations précédentes, il faut nécessairement considérer l’acte d’organiser une fiction (je ne dis pas “écrire”, ce qui est un processus complètement différent) et, dès le départ, organiser son information de façon simple et souple.

C’est d’ailleurs ce que fait très bien le logiciel payant Scrivener, ce que fait presqu’aussi bien le logiciel gratuit yWriter.

Mais comment avoir un système encore plus simple, souple et surtout collaboratif car c’est souvent difficile d’écrire seul(e)?

C’est ce qui m’a amené à considérer la solution que je vous présente ici, celle qui consiste à utiliser un tableur en ligne, en l’occurrence “Google Sheets” pour la partie “base de données” car nous n’avons pas besoin de fonctionnalités très poussées et “Google Docs” pour la partie manuscrite de votre fiction. Ces deux applications proposées par Google sont totalement GRATUITES et COLLABORATIVES. Bien calibrées et paramétrées, elles vous permettront de réaliser tous les objectifs.

Vous pouvez bien évidemment travailler localement sur votre ordinateur et ne rien partager avec personne, mais vous verrez lorsque nous aborderons un peu plus loin le travail collaboratif qu’il serait vraiment intéressant pour vous d’essayer, ne serait-ce que pour avoir un autre regard sur votre travail, c’est souvent bénéfique !

Le premier point est donc de créer un fichier tableur sur Google Sheet qui réponde aux cahier des charges.

J’ai déjà fait le travail pour vous et voilà ce que cela donne. Pour que tout soit plus clair, j’ai repris l’exemple de la “Guerre des Etoiles”.

Alors, comme tout tableur, il y a plusieurs onglets que l’on peut consulter en bas à gauche au niveau de la flèche rouge.

De gauche à droite on peut lire : “scènes”, c’est l’onglet ou la feuille active, celle que l’on voit actuellement à l’écran, puis “persos”, “lieux” et “objets”.

Nous étudierons les deux derniers onglets, à savoir “Journal” et “Stimulateur” lorsque nous passerons à la section consacrée à l’écriture de votre fiction.

Commençons par évoquer les onglets les plus simples. D’abord l’onglet “persos”, le deuxième en partant de la gauche.

Vous pouvez voir en fait que la première colonne contient des libellés pour les lignes avec les différentes caractéristiques des personnages. Je ne vais pas les décrire ici car vous pourrez les consulter en téléchargeant le fichier dans la zone ressources, mais sachez simplement que c’est suffisamment détaillé. Vous pouvez d’ailleurs rajouter des lignes pour d’autres informations qui vous semblent pertinentes pour vos propres personnages.

Chaque colonne sur la droite correspond à un personnage et j’ai mis une couleur pour chaque colonne, de façon à mettre facilement en évidence chaque personnage.

Le but ici est de pouvoir renseigner les cases, les informations factuelles sur chacun des personnages, au fur et à mesure que vous les créerez, que ce soit au niveau de la phase “carte mentale”, mais aussi et surtout au moment de l’écriture. En effet certains détails s’avéreront nécessaires à ce moment-là, et vous pourrez très simplement les écrire dans ce petit tableau tout bête qui vous évitera de commettre de terribles erreurs ou des inadvertances qui, je vous le garantis, n’échapperont pas à vos lecteurs et surtout pas à vos détracteurs !

L’onglet “Lieux” est bâti sur le même modèle, et encore plus simple.

Ici vous écrirez la plupart des détails concernant les lieux de votre fiction.

Vous pouvez très bien renoncer à utiliser ce tableau pour n’utiliser que la carte mentale, cependant avec la pratique vous verrez qu’il est plus simple de se référer à un tableau qu’à une carte mentale, en cours d’écriture.

Faites comme bon vous semble, encore une fois, ces tableaux sont là pour vous aider, vous êtes libre de les utiliser ou pas 🙂

Enfin l’onglet “objets” est bâti sur le même modèle : simple, mais efficace. C’est ce qu’il vous faut pour écrire une fiction sans trop vous prendre la tête, non ?

Bon, revenons au premier onglet, le plus important celui des “scènes”. Nous étudierons les deux derniers un peu plus tard au cours de la formation.

Nous allons examiner les colonnes de cette feuille de gauche à droite si vous le voulez bien.

Les colonnes sur fond noir concernent l’organisation textuelle de votre fiction. Les chiffres en rouge symbolisent le tome ou l’épisode si vous écrivez une saga ou une collection, car je préconise d’utiliser la même structure scénique pour une collection, ce qui vous permettra de filtrer les données et de retrouver très vite les informations.

J’ai donc écrit “4” ici car c’est l’épisode 4 de la saga de la guerre des étoiles.

Ensuite en jaune nous avons les chapitres, avec d’abord le numéro du chapitre dans une colonne, puis le titre du chapitre dans une autre.

Vient ensuite le numéro de la scène : c’est le numéro absolu dans l’épisode, le numéro global si vous voulez, pas le numéro relatif que vous avez attribué à chaque scène d’une intrigue ou sous-intrigue. En effet, lorsque vous écrirez vos scènes, il n’y aura qu’une seule scène numéro 23 par exemple, pas plusieurs.

J’ai aussi prévu un titre pour la scène : choisissez un titre le plus court possible, quelques mots seulement, sans déterminants, juste pour vous rappeler de quoi on parle.

Nous verrons que ces informations sur le numéro et le titre de la scène seront utiles pour l’écriture, mais invisibles lors de la lecture : elles font partie de la partie immergée de votre iceberg de fiction…

Plus vers la droite, nous avons le “statut” de la scène. Je n’ai volontairement pas mis de formules de calcul ici : vous pouvez choisir vous même les statuts, comme sur Scrivener : par exemple plan, brouillon, 1ère lecture, 2ème lecture, etc. Je ne veux pas vous imposer un système strict, mais une solution souple que vous pouvez personnaliser au maximum.

Dans la colonne “mots” vous écrirez lors de la phase d’écriture le nombre de mots écrits pour la scène respective. Ce n’est pas obligatoire évidemment. Simplement si vous voulez faire une statistique du nombre de mots que vous avez en général pour une scène.

Vient ensuite une colonne noire, intitulée “cumul” qui se calcule automatiquement en fonction de la colonne précédente.

Enfin il y a une colonne blanche intitulée “POV” pour “Point Of View character”. En français cela correspond au point de vue du personnage vivant la scène en question. Quelques fois vous aurez “aucun” ou par exemple “narrateur” si vous écrivez une scène descriptive ou informative.

Vers le milieu, vous avez la colonne qui est peut-être la plus importante : la description de la scène. Essayez de décrire en maximum deux phrases quelle est l’action décrite dans la scène, tout simplement pour savoir de quoi il retourne lorsque vous devrez l’écrire.

Juste à côté on retrouve une colonne “intrigue” pour y noter le nom des intrigues et sous-intrigues des scènes en question. Réutilisez le même nom strictement pour chaque scène successive se rapportant à la même intrigue, ceci pour faciliter vos recherches ultérieures si vous utilisez des filtres ou tout simplement une recherche par mots. Vous pouvez même mettre des hashtags ici si vous le voulez.

La colonne “lieu” situe le décor de la scène en question. Cela vous facilitera grandement le travail pour le découpage en scènes et, encore une fois, pour une recherche thématique sur votre base de données.

J’ai volontairement omis une colonne “objets” car à l’usage j’ai vu que cela alourdit un peu trop la structure.

En se déplaçant un peu plus vers la droite pour dévoiler les dernières colonnes, j’ai rajouté une colonne “chronologie” pour noter effectivement la chronologie réelle de la fiction : jour J, jour J+1, matin, soirée, etc. Vous pouvez même faire J-10 pour un flash-back.

Dans certains romans policiers l’heure de la journée peut être aussi cruciale. C’est donc cette colonne que vous utiliserez pour les informations temporelles.

Enfin j’ai jugé utile de créer deux fois trois colonnes sur la droite avec en vert “scène active” et en rouge “scène réactive”. C’est un concept intéressant développé dans yWriter et qui peut grandement vous aider à créer de la cadence, du rythme, dans votre fiction.

Pour les scènes actives, il y a trois colonnes : objectif, conflit et résultat. Pour les scènes réactives qui en général sont la conséquence d’une scène réactive, de nouveau trois colonnes : réaction, dilemme, et choix.

En déterminant ainsi ces paramètres à l’avance pour le personnage actif dans une scène, vous n’en écrirez que mieux car vous saurez précisément le conflit qu’il rencontrera ou le choix qu’il devra effectuer à l’issue de la scène. C’est très utile.

Il vous faudra quelques heures de travail pour retranscrire les informations de votre carte mentale efficace vers votre base de données.

Cela peut vous paraître un peu fastidieux, mais ce travail est tout à fait utile car votre fiction va s’imprégner en vous.

Vous verrez même que certains détails vous apparaîtront sujets à caution et vous les modifierez.

Il serait techniquement possible de transformer les données d’une carte mentale en données de type “tableur”, mais ce que vous gagnerez en temps, vous le perdrez drastiquement en connaissance de votre propre oeuvre.

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite bon courage et on se voit tout de suite pour la suite de la formation 🙂

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: récapitulatif section 1

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: récapitulatif section 1

Fiction: premier récapitulatif

Encore bravo à vous ! Vous venez de terminer la section consacrée aux moyens d’organiser efficacement sa créativité.

Voir toute la transcription du podcast...

Si vous vous rappelez bien, nous avons d’abord évoqué ce qu’est votre job en tant qu’auteur de fiction.
Votre mission consiste à donner du bonheur à vos lecteurs, à provoquer de fortes émotions en eux, à entrer en télépathie à travers le temps et l’espace, comme le dit si bien Stephen King.

Par la suite, nous avons vu ce qu’est l’intrigue d’une oeuvre de fiction, c’est à dire l’histoire principale, qu’on peut souvent résumer en une seule phrase. Nous avons ainsi utilisé les exemples des films “Autant en emporte le vent”, la “Guerre des Etoiles”, et le conte du Chaperon Rouge.

Nous avons vu aussi les 20 types d’intrigues proposées par Ronald Tobias. Elles vous permettront de vous inspirer et d’affecter une intrigue, c’est à dire un ensemble de scènes successives, à un ou plusieurs personnages. Chaque personnage peut aussi avoir à suivre d’autres sous-intrigues, selon qu’il est un personnage principal ou secondaire.

Puis nous avons vu les “unités utiles” de la fiction, la “scène” pour le ou la scénariste qui est en vous, et le paragraphe pour l’écrivain ou l’écrivaine.

Je vous conseille de retenir cette moyenne : 500 mots pour une scène, un paragraphe pour chaque séquence qui compose une même scène, selon le point de vue que l’on veut offrir au lecteur dans une scène complexe, par exemple un champ de bataille.

Puis dans une autre leçon nous avons parlé du concept d’arc. L’arc narratif tout d’abord, avec un graphique simple qui permet de retracer dans le temps la tension ou l’engagement des spectateurs regardant le film “la Guerre des Etoiles”.

Vous pouvez vous aussi utiliser cette technique pour savoir quand augmenter la tension dans votre fiction et offrir des moments de calme ou d’explications sur l’univers. C’est une vision “globale” de votre oeuvre, avant de commencer à la concevoir.

L’arc narratif est composé d’arcs de personnage, c’est à dire l’évolution psychologique de votre personnage, entre ordre et chaos, durant la fiction.

L’arc narratif est composé d’arcs de personnage, c’est à dire l’évolution psychologique de votre personnage, entre ordre et chaos, durant la fiction. Ne considérez pas ces dessins comme des règles absolument figées : ce sont des techniques graphiques qui vous permettre en quelque sorte de définir les pulsations, l’électrocardigramme émotionnel que vous allez donner à votre histoire. Utilisez ces arcs et adaptez-les comme bon vous semble, d’accord ?

Après ces considérations préalables globales, nous avons étudié le concept fondamental de carte mentale.

Je vous ai montré comment cette méthode inventée par Tony Buzan vous permettra de générer rapidement des idées pour votre fiction. Grâce au site “mindmup.com”, nous avons pu développer les quatre axes majeurs de développement de votre fiction qui sont :

  • les personnages, avec leurs intrigues respectives
  • les lieux, c’est à dire le décor des aventures
  • les objets avec lesquels les personnages interagissent

…le dernier axe de développement est la “chronologie”.

Pour bien comprendre comment “traduire” une vision moléculaire de nos idées bulles sur la carte mentale vers une vision linéaire, le texte finale que nous destinons à nos lecteurs, nous avons utilisé l’analogie du train dont les wagons représentent chacun une scène qu’il faut écrire (et lire par la suite) dans un ordre logique, séquentiel, respectant les liens temporels et de causalité entre les différentes scènes composant les intrigues et sous-intrigues.

Ainsi sur votre carte mentale, la bulle “chronologie” ne contiendra qu’une succession de bulles-filles qui préfigureront la “structure scénique” faisant l’objet de la prochaine section de cette formation.

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: le “flocon de neige” par Randy Ingermanson

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: le “flocon de neige” par Randy Ingermanson

Fiction: le “flocon de neige” de Randy Ingermanson

J’aimerais vous présenter une méthode alternative particulièrement efficace, celle du “flocon de neige”, inventée par l’auteur américain Randy Ingermanson.

Voir toute la transcription du podcast...

Randy Ingermanson est l’auteur de “Writing fiction for dummies”, en français “Écrire de la fiction pour les nuls”, qui est d’ailleurs un excellentissime bouquin que je vous recommande. On y décortique plusieurs techniques et surtout les différents “profils” d’écrivains car nous ne sommes pas tous égaux devant la création d’une oeuvre de fiction…

Voici pour l’instant les étapes à parcourir dans ce cours :

  1. nous parlerons rapidement de la méthode de la fractale ou du “flocon de neige” développée par Randy Ingermanson
  2. nous ferons une présentation de son logiciel “Snowflake” pour que vous compreniez son utilité éventuelle pour vous et surtout sa puissance pour créer une fiction prenante et une suite de scènes.

Vous trouverez en ressources un lien vers son article en anglais où il expose sa méthode en 10 points.

Allez, on y va !

Si vous observez la nature, vous avez certainement remarqué que certains motifs se répètent, et ce, quel que soit le niveau d’agrandissement d’une photo d’un brocoli romanesco par exemple. Ou d’un coquillage. Ou d’une simple fougère, l’un des plus vieux végétaux peuplant notre planète.

On en trouve un peu partout comme vous le verrez dans ces quelques liens que je vous mets en ressources. C’est étonnant en tout cas ! Les mathématiques ont bien entendu modélisé ce phénomène et on en trouve des applications industrielles dans la fabrication du ciment, par exemple.

En termes simples, la fractale est en fait la répétition à l’infini d’un même motif de base qui se complexifie au fur et à mesure que l’échelle d’observation augmente.

Alors vous me direz, pourquoi ce délire, où va-t-on en venir avec la création d’une oeuvre de fiction, hein ? Je vous vois d’ici ! 🙂

Bon eh bien, nous y arrivons, ne vous inquiétez pas. Encore un peu de patience 🙂

Ce que vous voyez à l’écran, ce ne sont pas les dernières créations de bijoux de la maison Swarowski. Ce sont bel et bien des flocons de neige, grossis plusieurs fois. Vous observez de la même manière ce phénomène de fractale : le motif de base est tout simple, un triangle, mais aboutit à de magnifiques formes complètement naturelles, les cristaux de neige.

Ici, vous voyez comment on peut créer un flocon de neige de plus en plus complexe en ajoutant simplement un triangle dans chacun des côtés de la figure. À chaque étape, la figure se complexifie dans une progression géométrique.

De façon similaire, Randy Ingermanson propose deux axes de développement de la fiction : le synopsis et les personnages.

Il propose de partir “petit et simple” en écrivant son synopsis en UNE phrase (et oui !), de créer des personnages, puis d’augmenter son synopsis à un paragraphe, puis trois, de revenir étoffer la personnalité des personnages qui eux-mêmes densifient le synopsis et l’intrigue principale, etc…

Vous commencez à comprendre, je crois… En fait la construction devient de plus en plus solide, plus riche et complexe, au fur et à mesure que vous ajoutez des “couches” à votre “flocon de neige”, à votre fiction… C’est cela, le secret du flocon de neige 🙂

Alors, faisons une petite démonstration du logiciel “Snowflake” créé par Randy Ingermanson 🙂

Lorsque l’on ouvre le logiciel “Snowflake”, on tombe sur la première page de “Bienvenue” qui explique le concept de fractale que je viens de vous exposer.

On peut voir en haut, au niveau de la flèche rouge, les différents onglets qu’il va falloir parcourir progressivement pour créer la fiction.

La deuxième page, appelée “Start”, ce qui veut dire “démarrer” en français, consiste à fixer les paramètres fondamentaux de votre projet de fiction.

Reprenons le célèbre exemple de “Harry Potter et la pierre philosophale”, que Randy Ingermanson a préparé pour nous, pour mieux comprendre.

On peut donc lire : le titre, le sous-titre du livre, puis le genre (en l’occurrence, Fantasy), le nombre de mots à atteindre (ici 90.000 ce qui est un gros roman), puis la cible. Il est très important en effet de savoir pour qui vous allez écrire. Ici l’auteure J.K. Rowling s’adresse à de jeunes adultes lisant de la Fantasy.

Le troisième onglet, “Author info” vous concerne : vous pouvez y écrire votre nom véritable ou votre nom de plume, vos coordonnées.

Il n’est pas obligatoire de tout renseigner ici, mais cela peut vous être utile si vous voulez générer un synopsis court ou long, ce que vous permet de faire le logiciel “Snowflake”.

C’est au niveau du quatrième onglet, appelé “Step 1” ou première étape, que les choses commencent.

Ici il vous faut résumer votre fiction en UNE SEULE PHRASE, et oui !

Voyons ce que Randy propose ici : “Un magicien de onze ans tente d’arrêter un sorcier maléfique de revenir à la vie”.

Voilà, c’est simple, puissant : pas besoin de noms, il faut vraiment comprimer au maximum pour ne retenir que l’intrigue principale du livre.

Au niveau de la grande flèche verte, en bas, vous pouvez écouter les recommandations en anglais de Randy Ingermanson ou les relire au calme. Elles sont très utiles.

À la deuxième étape, on commence à appliquer la théorie de la fractale et du fameux “flocon de neige”.

Sur la moitié gauche de l’écran votre synopsis en une phrase apparait. Votre travail consiste à développer cette phrase en un long paragraphe. Randy nous propose le résumé suivant :

“Lors de son onzième anniversaire, l’orphelin Harry Potter est invité à quitter sa vie misérable auprès de son oncle et de sa tante pour aller rejoindre une école de sorcières et de magiciens. Harry apprend qu’un magicien maléfique, Lord Voldemort, avait tenté de le tuer lorsqu’il était bébé mais qu’il y avait perdu tous ses pouvoirs. Quand Harry manque de mourir lors d’une partie de Quidditch, il pense que le sinistre professeur Rogue en est responsable. Lorsque Harry est relégué en détention dans la forêt interdite, il surprend l’ombre de quelqu’un en train de boire du sang de licorne, qui est un philtre de vie. Harry réussit à empêcher Rogue de restaurer ses pouvoirs à Voldemort mais doit se confronter à Voldemort lui-même.”

À la troisième étape, on commence à remplir les fiches de personnages avec leurs différentes caractéristiques principales de personnalité, ce qui concerne leur “arc” en fait, que nous avons vu dans une leçon précédente.

Randy nous propose de remplir pour chacun : nom, ambition, but à atteindre dans l’histoire, conflit à résoudre, révélation (c’est à dire ce que découvre le personnage dans l’histoire en question), un résumé en une phrase et, vous l’avez compris, un résumé en un paragraphe.

Il faut à ce stade prendre le temps de créer les personnages, un par un.

Quatrième étape.

Ici on revient à notre premier axe de développement, le synopsis, et on reprend la technique du “flocon de neige”.

À gauche apparaît le paragraphe à développer, et à droite il vous faut écrire de sorte que chaque phrase de gauche devienne un paragraphe, à droite.

Vous commencez donc à bien comprendre cette technique de fractale.

Continuons.

Cinquième étape.

Après avoir bien travaillé sur le synopsis en plusieurs paragraphes, retour aux personnages.

Ici on laisse “parler” chacun de nos héros et héroïnes, en créant un vrai synopsis pour chacun d’entre eux.

Il faut être créatif et laisser les sous-intrigues apparaître : en effet, chacun de vos personnages a un ou plusieurs objectifs, un ou plusieurs obstacles à franchir. C’est très sympa 🙂

Encore une fois, n’hésitez pas à écouter ou lire les conseils de Randy Ingermanson en cliquant les boutons en bas à gauche de l’écran.

À la sixième étape, il vous faut cette fois écrire sur la droite de l’écran un synopsis “long” ou complet qui développe le synopsis d’une page que vous aviez fait précédemment.

Il ne faut pas hésiter à aller rechercher son inspiration auprès des personnages car l’histoire s’appuie sur les aventures des uns et des autres. C’est la phase un peu plus longue de la méthode “flocon de neige”, mais aussi celle qui vous permettra de définir les “unités utiles” de votre fiction, les scènes.

Lors de la septième étape, retour aux personnages : là on affine leurs caractéristiques physiques, tous les détails utiles pour éviter les inadvertances, tels que leur religion, leur opinion politique, leurs vêtements, etc.

C’est un peu fastidieux mais vous plantez le décor de votre fiction et y donnez beaucoup plus de crédibilité;

La huitième étape est semi-automatisée. Le logiciel Snowflake va importer chaque phrase de votre synopsis long et créer une scène correspondante, qui sera numérotée.

Vous pouvez à ce moment-là définir le “Point of View Character”, c’est à dire le personnage qui “verra” la scène en question, celui ou celle par qui vos lecteurs vivront et sentiront tous les événements. C’est là que vous créez la télépathie dont parle Stephen King.

C’est aussi durant cette phase que vous pouvez créer des chapitres : la structure linéaire de votre fiction apparaît sous vos yeux. C’est presque magique !

La neuvième étape consiste à ajouter des notes à chacune de vos scènes pour compléter les informations et détailler votre futur processus d’écriture.

Vous pouvez rajouter ces détails dans la zone blanche signalée par la flèche verte.

C’est à ce niveau-là que vous pouvez utiliser le système de la “structure scénique” que je vous propose dans cette formation 🙂

La toute dernière étape définie par le logiciel “Snowflake” s’appelle la “proposition”.

Elle est extrêmement utile si vous voulez proposer à une maison d’édition votre futur manuscrit AVANT d’en commencer l’écriture : vous pouvez choisir d’imprimer le synopsis long ou court, et les informations que vous voulez y inclure.

Voilà, malgré cette présentation un peu longue, j’espère que vous aurez réalisé la simplicité et surtout la puissance du procédé imaginé par Randy Ingermanson 🙂

Vous pourrez retrouver toutes les références utiles dans les ressources de cette leçon.

Bon, on continue ??

Retrouvez la formation complète:

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: chronologie, le “train” et les wagons en ordre de marche

Ecrire de la fiction avec plaisir et motivation: chronologie, le “train” et les wagons en ordre de marche

Fiction: chronologie

Nous avons vu précédemment trois des quatre axes de développement majeurs de votre fiction : les personnages, les lieux et les objets. Voyons maintenant la chronologie.

Voir toute la transcription du podcast...

La chronologie est le quatrième axe de développement de votre fiction, et le dernier à remplir avant d’aborder la deuxième phase, celle de la “structure scénique”. C’est en fait une résultante de trois axes de développement majeurs que je vous ai proposés.

Nous verrons comment.

Voici les étapes à parcourir dans ce cours :

  1. considérer la chronologie comme un outil de traduction entre deux visions de la fiction : la vision “moléculaire” et la vision “linéaire”
  2. nous ferons ensuite une petite analogie, avec le train et les wagons, pour comprendre comment passer facilement de la carte mentale au texte
  3. enfin nous verrons rapidement comment concrétiser cette analogie au niveau de la carte mentale et de la dernière bulle, la bulle “chronologie”

Lors de la conception de la carte mentale qui nous a permis de générer facilement des dizaines de bulles-idées et de commencer à les organiser, nous étions en mode “créatif” si vous le voulez : il faut durant cette première phase favoriser la tempête du cerveau, ou des cerveaux si vous travaillez à plusieurs, et la carte mentale est un outil essentiellement spatial, modulaire, je dirai même “moléculaire” dans sa forme.

C’est donc difficile de pouvoir la “traduire” dans une forme “linéaire” ou lisible si vous le voulez car n’oublions pas que le produit final de notre fiction peut être un scénario, une nouvlle ou un roman, bref un texte que les lecteurs vont absorber… en lisant. Ce que je vous dis maintenant peut vous paraître complètement saugrenu, mais en fait il faut trouver un système pour passer facilement de la vision “moléculaire” à la vision “linéraire”, des bulles créatives au texte de fiction sur un livre papier ou numérique que l’on lit tranquillement au lit, sur la plage ou dans un transport en commun.

C’est le rôle de la dernière bulle, la bulle “chronologie”, dont je vais vous expliquer le fonctionnement. C’est simple, rassurez-vous.

Alors, si l’on reprend notre carte mentale “Guerre des Etoiles” où nous l’avions laissée, et qu’on la regarde sous l’angle de la fiction linéaire ou du texte, le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas évident de “transformer” cette explosion de bulles en texte cohérent.

Permettez-moi de faire une petite analogie pour mieux comprendre.

Imaginons que votre texte de fiction est une sorte de train immense dont les voitures, ou les wagons, seraient chacune une scène.

Le lecteur lira vos scènes les unes après les autres, linéairement, alors qu’elles ont été créées par vous de façon “non-linéaire”.

Pour organiser votre train de fiction, vous êtes maintenant chef de gare de l’imaginaire.

Vos intrigues, créées à partir de vos personnages, lieux et objets sont les wagons du train que vous devez mettre en ordre de marche de façon rationnelle, les wagons un par un, les uns après les autres.

On peut imaginer que vos bulles de la carte mentale apparaissent comme ceci.

Chaque wagon représente une scène (500 mots en moyenne comme nous l’avons vu) et la suite de wagons d’une même couleur représente toute l’intrigue ou les sous-intrigues : par exemple Leia (wagons orange) commence par confier à R2-D2 les plans de l’Etoile Noire, avant de se défendre contre les soldats de l’Empire, puis d’être capturée, confrontée à Dark Vador, emprisonnée, torturée, puis délivrée par Luke et Han Solo, etc.

L’intrigue de Luke – ici avec les wagons rouges – commence lorsqu’on le voit acheter les droïdes près de la maison de son oncle Owen, puis lorsqu’il répare les droïdes, ensuite quand il part à la recherche de R2-D2 puis rencontre Obi-Wan Kenobi, etc. Autant de scènes qui fond la puissance de la Guerre des Etoiles.

En tant que chef de gare vous devez organiser votre train de façon logique et le mettre en ordre de marche, ranger les wagons pour que les scènes soient percutantes et suivent un ordre logique, une par une. Vous devez vous conformer à certaines règles.

Je vous conseille donc de :

  • respecter la succession des événements dans le temps et leur causalité : par exemple Luke n’apparaît que tard dans le film, alors qu’il est le personnage principal.
  • respecter l’arc narratif. Si vous avez esquissé un arc narratif comme nous l’avons vu dans une leçon précédente, utilisez-le à bon escient maintenant comme un plan pour bien organiser votre train de fiction, vos wagons et vos scènes.
  • soyez prêt ou prête à changer d’ordre si vous vous rendez-compte, où l’un de vos amis avec qui vous travaillez, qu’une scène est illogique ou anachronique par rapport à l’intrigue principale de votre fiction.

Nul besoin de sortir vos playmobils ou votre vieux train électrique pour organiser votre fiction.

Cette petite analogie avait simplement pour but de vous montrer ce qui va suivre. Retournons à notre carte mentale. La locomotive de votre train sera donc la bulle “chronologie” en bas vers la gauche, là où apparaît le rectangle rouge.

L’exercice consiste donc simplement à RECOPIER une par une les bulles de chaque scène composant les intrigues, dans l’ordre logique ou de causalité, UNE PAR UNE, à la bulle “CHRONOLOGIE”.

Ne touchez pas au reste, ne coupez pas les bulles, car vous détruiriez la structure créative qui doit rester présente, que ce soit pour vous aider dans l’avenir losque vous y reviendrez, ou pour la modifier si vous pensez que votre fiction a des défauts, lors de la phase de “structure scénique” ou encore d’écriture”.

Petit à petit, vous allez recopier les bulles une par une et former votre “train de fiction”. Vous pourrez identifier rapidement les intrigues et sous-intrigues grâce aux couleurs se rapportant à chacune, et je vous donne encore deux conseils

  • numérotez chaque scène à l’intérieur de chaque intrigue : par exemple scène 1 pour Leia, puis scène 2 pour Leia, etc. De même pour chaque personnage. Vous pouvez donc mettre un numéro dans chaque bulle
  • vous pouvez rajouter une information sur la tension de chaque bulle / scène : en graduant par exemple de 1 à 10 pour une tension ou un engagement faible ou maximal, vous pourrez ainsi visualiser votre “arc narratif” et vos arcs de personnage plus facilement.

Voilà pour la théorie de la dernière bulle de développement majeur de votre fiction, la “chronologie”. Félicitations, vous avez finalisé la première phase de la création de votre fiction. Vous méritez une petite pause 🙂

Retrouvez la formation complète: