Marlene, radiographie d’un drame

La vie bien souvent nous “joue des tours” et nous ne comprenons que bien plus tard (et souvent trop tard) les bribes des messages qu’elle nous avait transmis plus tôt dans notre existence. Il faut toujours apprendre des expériences, même malheureuses, des autres.

Avant qu’il ne devienne notre ami “Adi”, Adrian était l’homme plein d’humour et d’idées novatrices qui nous avait trouvés et invités dans ses belles montagnes de Transylvanie, en Roumanie, dans une zone minière dévastée par le chômage et la crise économique. Sa brillante idée était pour nous d’y construire un parc d’aventure d’escalade dans les arbres, alors que nous étions les premiers à avoir mis en œuvre cette idée (insensée ?) dans ce pays.
Le projet de parc n’a pas vu le jour, même s’il était assez avancé, mais nous y avons gagné la confiance et la sympathie du couple merveilleux qu’il formait avec son épouse Marlene, ou – de son vrai prénom – Marilena.

Adi nous a alors envoyé le récit que vous allez lire : un témoignage poignant et bouleversant qui raconte avec franchise la “radiographie d’un drame” – la dernière année de la vie de Marilena, que certains appelaient Marlene. Elle était une femme pleine de vie qui s’est éteinte rapidement, emportée par une maladie qui ne pardonne pas l’insouciance, qui ne tient pas compte de l’amour, ni du désespoir, ni même de l’envie de continuer à vivre et à partager une vie de couple tranquille et heureuse comme celle que menaient Adi et Marilena.

Ce livre est bien plus qu’un témoignage bouleversant d’un drame vécu à deux dans l’intimité violentée du couple, d’une perte irremplaçable, du geste libérateur de consigner tout cela par écrit, d’une expérience traumatisante pour la victime du cancer et son accompagnant, mais constitue avant tout un signal d’alarme adressé aux femmes, aux parents des filles, aux maris et proches qui ne souhaitent pas vivre un tel cauchemar. Car en effet, la maladie qui a emporté en si peu de temps Marlene peut se soigner si elle est dépistée dans ses premiers stades. Un contrôle régulier et un test très simple permettent de la constater à temps et de traiter rapidement ce genre de diagnostic.

Et de continuer… à vivre.
Il est important de savoir que le cancer de l’utérus est le second cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde et qu’il peut être évité, facilement.

À travers cette chronique sincère et triste qui ne manque néanmoins pas d’humour, Adi a souhaité rendre un hommage unique à sa femme, lui faire un cadeau à travers le temps et l’espace en lui témoignant son amour profond, mais également en tentant d’épargner à d’autres femmes et leur entourage de vivre de tels drames. C’est à mon sens la plus belle leçon d’humanité et d’amour qui puisse être donnée dans un deuil.
C’est cette même démarche d’éviter la maladie, de donner leur chance à la vie et à l’amour qui m’a poussée à concevoir «Mon carnet féminin intime», qui devrait vous aider si vous êtes une femme à ne pas oublier de vous occuper de vous-même. Et si vous avez une fille, il vous aidera à lui enseigner l’importance de ces informations et créer des réflexes sains qui lui sauveront peut-être la vie.

En tant qu’accompagnant/e d’une victime du cancer, ne vous laissez pas abattre, forgez en vous-même cette résilience qui saura humaniser et transcender la maladie, fusse-t-elle votre dernière aventure de couple. Vous pourrez ainsi donner la preuve d’amour la plus profonde, la plus humaine, la plus magnifique : celle qui consiste à ne pas ajouter inutilement votre propre malheur à la souffrance de l’autre, à l’aider vraiment du fond du cœur, du fond des tripes.

En espérant que son message et son cri de désespoir sera entendu,

Cristina & Olivier Rebière

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